quinta-feira, 28 de março de 2013

Ba3

« Portugal : Moody's a confirmé jeudi la note Ba3 du pays ainsi que sa perspective négative, évoquant une dette publique élevée et la vulnérabilité du pays à des chocs tels que la crise chypriote. Moody's évoque aussi une économie affaiblie, susceptible de se contracter encore plus que prévu cette année. Mais elle dit aussi que des progrès importants ont été accomplis en matière budgétaire. » Le 12:15 - 28/03/2013 - "Le Monde.fr"

quinta-feira, 21 de março de 2013

A eterna albarda do nosso "Zé Povinho"

Google.pt assinala hoje o 167° aniversario de
Rafael Bordalo Pinheiro (Lisboa, 21/03/1846-23/01/1905)
visto aqui


quarta-feira, 20 de março de 2013

a new anniversary to mourn

"(…) The bombing of Baghdad ten years ago marked the beginning of another senseless American war fought for reasons that turned out not to exist, driven by wrongheaded, cockeyed, and manipulated intelligence.

We know the history. After a few weeks in which the Iraqi Army scattered without putting up much of a fight, the situation quickly got out of control. By mid-2004, with a Presidential election under way, it was clear to many that we were deep into a guerrilla war that would turn out badly and take the lives of thousands of Americans, and many times that number of Iraqis. And yet George Bush, the man who brought us there, won reelection that November.

So the question that presents itself is: What’s up with our Constitution? How could a small group of hard-line conservatives around President Bush, including Dick Cheney, Donald Rumsfeld, and a few neoconservatives so quickly throw us over the cliff? This included not only a war fought on false pretenses but also a system of torture and indefinite detention that, in far too many cases, ran against our laws and values (and was only partially checked by the Supreme Court). It’s not enough to blame it on the fear, anger, and confusion brought on by the 9/11 attacks. What happened to our press corps with its alleged independence and its commitment to the First Amendment and the values of the rest of the Bill of Rights? What about Congressional oversight- laughable in the run-up to the war, and even more laughable today, as American enters its twelfth year of its worldwide War on Terror. Is our Constitution that fragile?
(…)"

(...) Vietnam. And Iraq, and Afghanistan. We have a lot of anniversaries to forget.
by Seymour M. Hersh in "The New Yorker"

10th anniversary (to celebrate... ?)

or to forget... ? 

terça-feira, 19 de março de 2013

Dia do pai


Foi há precisamente 35 anos que deixei Lisboa -em rescaldo da revolução- e cheguei a Orly onde nos esperava o pai da minha filha Joana. O ar que se respirava na Bastilha, onde íamos morar, era amargo: Nesse 19 de Março de 1978, a "Union de la gauche" acabara de perder a segunda volta das eleições legislativas. Valéry Giscard d’Estaing, eleito em 1974 com 50,81% de votos contra François Miterrand, iria prosseguir o septennat d'une société libérale et avancée, até Maio de 1981. A França inteira chorava mais a morte de Claude François que a maré negra causada pelo afundamento do Amoco Cadiz ao largo da costa da Bretanha. O Papa Paulo VI pedia às brigades rouges para libertarem Aldo Moro cujo retrato fazia as une dos jornais. O Conselho de Segurança votava a retirada imediata de Israel do sul do Libano...

Foi nesse quadro maussade que se passaram as "retrouvailles" com o pai da Joana. Na manhã seguinte separámo-nos.

to take stock of the situation...


"En acceptant une taxe (...) sur les dépôts chypriotes, l'Europe a franchi une étape dont les conséquences seront dramatiques. Dans un système qui, en théorie, protège jusqu'à 100 000 euros de dépôts, on s'attaque ici de manière indiscriminée aux dépôts des particuliers quel que soit le montant. Les pensionnés et les ménages sont directement atteints.

La course sur les banques, depuis des mois, inquiète : les banques espagnoles ont vu plusieurs centaines de milliards d'euros quitter les frontières de la péninsule ibérique pour des cieux plus cléments, ou plus solides.

Risquer qu'en ce lundi matin, les déposants des pays en difficulté que sont le Portugal, l'Irlande, l'Italie ou l'Espagne, décident de transférer leurs avoirs pourrait aggraver la crise existante.

Les dépôts sont sacrésLe cœur de la confiance du public dans le secteur bancaire est la protection dont jouissent les déposants, jusqu'à un certain montant. Remettre en question cette protection est extrêmement dangereux.

De plus, rien ne prouve qu'une telle extorsion de fonds soit légale, et ne pourrait pas être remise en question devant la Cour de justice européenne.
Qui plus est, une telle action et la manière sauvage dont elle a été mise en place avant même d'être approuvée par le parlement chypriote, représentent une décision dont la moralité est hautement douteuse. Il ne s'agit pas d'expropriation mais d'extorsion de fonds, de confiscation d'actifs, sous forme de taxation.
Ce précédent pourrait avoir des conséquences dramatiques et rendre la solution de futures crises bancaires quasi impossible. Les chefs d'État et les ministres des finances, dans toutes les crises, ont affirmé haut et fort que les déposants n'avaient rien à craindre. Ils viennent, lors de leur réunion de Bruxelles, de renier leur parole. (...)

Comme ce sont les chefs* d'Etat et de gouvernement qui ont pris cette glorieuse décision la semaine passée, ils sont requis de répondre à la question : l'Europe respecte-t-elle les dépôts des particuliers ou les déposants européens doivent-ils les transférer massivement hors d'Europe?
L'Europe a franchi une étape dangereuse. La confiance est rompue. Même si Chypre devait revenir sur cette décision, les apprentis sorciers qui nous gouvernent ont rompu le pacte de confiance entre leurs citoyens et l'Union Européenne.
Le mal est fait, et le Roi est nu. Il est tenu de s'expliquer et d'assumer ses responsabilités."
"Chypre : l’Europe confisque une part des dépôts bancaires" par George Ugeux in "Démystifier la Finance", Le Monde.fr

« (...) Le vote du Bundestag
Le SPD avait prévenu qu'il fallait faire un exemple avec Chypre pour qu'il accepte de voter l'aide européenne au Bundestag. Or, sans le SPD, Angela Merkel ne dispose pas sur les questions européennes de sa propre majorité. L'aide à Chypre n'aurait donc eu aucune chance d'obtenir le feu vert nécessaire du Bundestag. Les Sociaux-démocrates avaient fait un principe de la participation à l'aide de l'argent russe à Chypre, supposé mafieux. Un PSI n'aurait guère fait mal au portefeuille des Russes. Il fallait donc frapper les dépôts. Et comme le gouvernement chypriote voulait limiter à 10 % la ponction pour ne pas réduire à néant la réputation du système financier chypriote (ce que même les 10 % pourraient bien faire), il a fallu élargir la base de la taxe et frapper les résidents et tous les déposants." (...)
"Chypre : Pourquoi l'Europe a-t-elle choisi de taxer les dépôts plutôt que de faire "payer" les banquesin 
La Tribune
* "The Eurogroup held a teleconference this evening to take stock of the situation in Cyprus.

I recall that the political agreement reached on 16 March on the cornerstones of the adjustment programme and the financing envelope for Cyprus reflects the consensus reached by the Cypriot government with the Eurogroup. The implementation of the reform measures included in the draft programme is the best guarantee for a more prosperous future for Cyprus and its citizens, through a viable financial sector, sound public finances and sustainable economic growth.

I reiterate that the stability levy on deposits is a one-off measure. This measure will - together with the international financial support - be used to restore the viability of the Cypriot banking system and hence, safeguard financial stability in Cyprus. In the absence of this measure, Cyprus would have faced scenarios that would have left deposit holders significantly worse off.

The Eurogroup continues to be of the view that small depositors should be treated differently from large depositors and reaffirms the importance of fully guaranteeing deposits below EUR 100.000. The Cypriot authorities will introduce more progressivity in the one-off levy compared to what was agreed on 16 March, provided that it continues yielding the targeted reduction of the financing envelope and, hence, does not impact the overall amount of financial assistance up to EUR 10bn.

The Eurogroup takes note of the authorities' decision to declare a temporary bank holiday in Cyprus on 19-20 March 2013 to safeguard the stability of the financial sector, and urges a swift decision by the Cypriot authorities and parliament to rapidly implement the agreed measures.

The euro area Member States stand ready to assist Cyprus in its reform efforts on the basis of the agreed adjustment programme”.
Statement by the Eurogroup President on Cyprus, 18/03/2013

sexta-feira, 8 de março de 2013

Coup de coeur... de femme!

"(…) 2012 n’a pas été une année faste pour les femmes en Europe. Pas de nouvelle femme élue à la tête d’un Etat ou d’un gouvernement, pas de femme non plus à la Banque Centrale européenne, des obstacles en tous genres pour vider de sa substance le projet de directive de la Commission européenne qui souhaite proposer un objectif de 40% de femmes dans les conseils d’administration, des inégalités entre les hommes et les femmes qui continuent de se creuser: rien n’incite vraiment à l’optimisme.
L’Europe se vit encore largement au masculin même si la situation est un peu meilleure dans cette partie du monde qu’ailleurs. Les femmes ne peuvent donc compter que sur elles-mêmes pour se sortir de la place « étroite » que l’on veut bien leur accorder et où on veut les cantonner. Elles ne s’y sont d’ailleurs pas trompées. A force d’entendre les beaux discours des décideurs qui ne sont que rarement suivis d’effets, elles ont décidé de s’organiser.
Les réseaux de femmes se sont multipliés. Pas pour échanger de bonnes recettes culinaires ou pour parler chiffons, mais plutôt pour définir quelques stratégies pour bousculer l’ordonnancement établi par les hommes, sur lequel ils veillent jalousement de peur d’en être dépossédés. Mais surtout pour montrer qu’elles existent, qu’elles valent aussi bien que les hommes et apprendre à ces derniers à cohabiter et à partager le pouvoir.(…)"  in « Vers une Europe plus féminine » par Pascale Joannin, Fondation Robert Schuman

terça-feira, 5 de março de 2013

Memorial a Hermínio da Palma Inácio



 "Dando voz ao desejo, tantas vezes expresso dos amigos e admiradores de Hermínio da Palma Inácio, um grupo de antigos companheiros resolveu avançar com o projecto de edificação dum monumento comemorativo da sua fuga, no Largo Soares dos Reis, no Porto.
O projecto, cuja fotomontagem pode ver aqui, já foi aprovado pela Câmara Municipal do Porto e é da autoria do escultor Joaquim Álvares de Sousa.
Nos tempos que correm, homenagear e relembrar a coragem de PALMA INÁCIO é um pequeno nada nas nossas vidas, que pode ser uma muito grande ajuda para o nosso ânimo colectivo.
Para poder levar a bom termo este propósito, teremos de juntar, até finais de Março, uma quantia próxima dos quinze mil euros e necessitamos da contribuição de todos.
Graças à solidariedade sempre manifestada por todos quantos se sentiram orgulhosos do seu exemplo e agradecidos pelo seu combate pela nossa libertação, confiamos no sucesso desta iniciativa. E, como há verbas que têm de ser disponibilizadas de imediato, apelamos a que nos façam chegar o mais rápido possível a vossa contribuição.
Assim:
1. Para o efeito, existe uma conta com o nº 0214025424200, aberta na Caixa Geral de Depósitos, NIB 003502140002542420072IBAN PT50003502140002542420072 e BIC CGDIPTPL, que servirá exclusivamente para este fim e de cujo movimento será dado conhecimento detalhado, à medida que as contribuições forem chegando, a todos os que contribuam e o desejem.

2. Agradecemos que cada contribuição/transferência seja confirmada para este e-mail:
memorial.palma.inacio@gmail.com

3. A contribuição pode ser feita em fracções, cujos prazos de entrega deverão ser inicialmente programados por um prazo que não deve ir além do fim de Março de 2013.

4. A inauguração do referido memorial está prevista para 11 de Maio de 2013.

Certos da vossa resposta a este apelo, recebam as nossas saudações democráticas e sempre solidárias.
AMIGO!
CONTAMOS COM O TEU CONTRIBUTO!

CONTA DA CAIXA GERAL DE DEPÓSITOS:
Nº da Conta – 0214025424200
NIB – 003502140002542420072
IBAN – PT50003502140002542420072 e BIC – CGDIPTLP (no estrangeiro)

contacto: Maria Elisabete Nevese-mail: memorial.palma.inacio@gmail.com
Mais informações:  http://www.facebook.com/memorial.palmainacio


Felicito e apoio esta iniciativa e convido os amigos do "Palma" que me leem a contribuirem também. Obrigada!

sábado, 2 de março de 2013

"Bons poemas para hoje, dia 2 de Março!"


A esta "Mensagem" de Alcipe :

"Este poema interrompido
ficou escrito num guardanapo de papel
do café em que todos no encontrávamos
para falar da Revolução.
Ao arrumar livros, caiu-me hoje o poema nas mãos
e refez-se por um momento a máquina do mundo,
neste eixo de quarenta anos
".

diz ERA UMA VEZ:


"levantado do chão" o teu poema
ganha asas de triste actualidade
que cada maré de hoje seja um tsunami
de coragem e de grito à liberdade

A razão há-de ter de novo força
antes que seja demasiado tarde..
"

acrescenta a "velha senhora":

"pra rimas já dei
hoje há é ação
manifestação
eu lá estarei
a grei contra a 'lei'
connosco os verei?
hei??? hei!!!"


reponde Helena Sacadura Cabral:

"Encantada com os poetas
Daqui e da revolução.
E mais ainda com os portugueses
Que aguentam os patetas
Que nos governam, às vezes.
Sem senso nem razão
E nos roubam o pão!


"É deste povo que me orgulho.
Não da Europa que nos esfola.
Nem da Merkel que nos engana
Nem da América de Obama.
Gosto é de Portugal
Meu país, minha terra,
Minha gente afinal.
Vão-se estes, venham outros
Para aliviar nosso mal
!"
...
Viva Portugal!

2 de Março

imagem tirada daqui

sexta-feira, 1 de março de 2013

Moi aussi, j'aimais Stéphane Hessel!



"J’aimais Stéphane Hessel. J’aimais l’élégance de ce grand homme, costume trois pièces impeccable, danseur diabolique, sourire d’enfant nonagénaire, cabotinant avec plaisir sur les nombreuses scènes où il était invité et acceptait toujours de parler. J’aimais la gauche qu’incarnait Stéphane Hessel, forgée par la guerre, trempée dans les principes du Conseil national de la Résistance et l’esprit fondateur de l’ONU. Une gauche morale, oui, oui, oui, et oui : morale, qui s’assumait puissamment comme telle, structurée par les principes et la soif d’action, les idées et la volonté de changer le monde. De la ligne esquissée par cette gauche singulière, radicale et conviviale, Stéphane Hessel ne dérogea jamais : aux côtés des sans-papiers, du Réseau Education sans frontières ou du mouvement des profs «désobéisseurs», dans ses dialogues sur l’écologie et même rue de Solférino, au Parti socialiste, où il s’était récemment prêté avec gourmandise au jeu des courants et des motions. Pour tout cela, beaucoup qui furent de gauche avant de passer avec hargne et bagages dans la boutique idéologique d’en face le caricaturèrent en apôtre de la «bien-pensance» et du «politiquement correct», ces mots idiots dégainés sous le nez de ceux qui restent fidèles à eux-mêmes. Le succès foudroyant de l’opuscule Indignez-vous ! aggrava les choses, Hessel se trouvant doublement accusé d’être le gourou cucul d’une génération de jeunes crétins et le critique antisioniste, voire pire, de l’Etat d’Israël. La sympathique légèreté de la brochure, intéressante comme phénomène d’édition car vendue à plusieurs millions d’exemplaires à travers le monde, ne méritait évidemment ni l’enthousiasme ni l’ire qu’elle déclencha. Hessel le martela par la suite : l’indignation n’est que la condition de possibilité d’un engagement politique structuré, ou un feu de paille inutile ; Israël, création du droit international, se grandirait à le respecter en accordant aux Palestiniens un Etat dans les frontières qu’exige l’ONU.
J’aimais Stéphane Hessel parce qu’il considérait que le trait d’union de toutes ses vies était l’amour. L’amour qu’il reçut de sa mère, à la vie, au destin cinématographique. L’amour de la vie et du combat, de la résistance quand tout semble perdu, de la puissance qui réside dans chaque individu, du partage cosmopolite des beautés du monde. L’amour, passion solaire contre toutes les passions tristes, qui permet de persévérer dans l’être et d’avancer, de s’augmenter, de vivre et de voir plus largement. Hessel, ces derniers mois, en parlait simplement. Comme s’il fallait se concentrer sur l’essentiel. Etrange magie suscitée par ces propos quand, prononcés en public, ils esquissaient un chemin de vie cohérent où passion personnelle et civique, sphère publique et intime, souci de soi et des autres, semblaient s’articuler simplement. J’aimais Stéphane Hessel parce qu’il incarnait l’idée de la vie bonne, théorique sous la plume des philosophes, éblouissante pour ceux qui l’ont rencontré ou vu intervenir un peu partout en France et dans le monde. Une vie belle, une vie longue, une vie poétique, en compagnie de son cher Apollinaire qu’il citait sans cesse : «J’ai cueilli ce brin de bruyère / L’automne est morte souviens-t’en / Nous ne nous verrons plus sur terre / Odeur du temps brin de bruyère / Et souviens-toi que je t’attends.»"