"Le prix Nobel de littérature 2012 a été décerné jeudi 11 octobre à l'écrivain chinois Mo Yan pour son "réalisme hallucinatoire", a annoncé l'Académie suédoise, qui relève qu'il "unit conte, histoire et le contemporain" "(...) ;
"(...) Plus du quart de la population active grecque s'est trouvé au chômage au mois de juillet, à 25,1 %, contre 17,8 % un an plus tôt et 24,8 % en juin, a annoncé jeudi 11 octobre l'Autorité des statistiques grecques (Ase). "Le nombre de demandeurs d'emploi a atteint 1,261 million de personnes contre 3,7 millions qui ont du travail", précise le communiqué de l'Ase. Le taux de chômage en Grèce a plus que doublé depuis le début de la crise de la dette en 2010" (...);
" Standard and Poor's a annoncé, mercredi 10 octobre, avoir abaisséla note de solvabilité de l'Espagne, reléguant ainsi le pays à la limite inférieure des emprunteurs fiables" (...);
" (...) Malgré les progrès faits depuis trois mois par la zone euro pour rassurer les marchés quant à la gestion du problème des dettes publiques, le Fonds monétaire international (FMI) considère que celle-ci demeure "le principal risque" pour la stabilité financière mondiale dans son rapport publié, mercredi 10 octobre à Tokyo. Les tensions se sont aggravées, (...) notamment en raison de la fuite des capitaux privés des pays de la périphérie vers les pays du centre de la zone euro dans des proportions inédites. Par exemple, au cours des douze mois s'achevant en juin, 296 milliards d'euros ont quitté l'Espagne et 235 milliards l'Italie. Cela a renchéri les coûts de financement de ces Etats, de leurs entreprises et de leurs particuliers" (...);
" (...) Sur les huit premiers mois de l'année, le nombre de sociétés de plus de 250 salariés placées en redressement judiciaire ou en liquidation a progressé de 34 %, selon les chiffres publiés, jeudi 11 octobre, par l'assureur-crédit Coface. "De plus de plus de grandes entreprises font faillite, la tendance s'accélère" (...);
"(...) réveils, cocotte-minute : associés à d'autres substances, ces éléments, découverts dans l'enquête sur la cellule islamiste démantelée samedi, peuvent servir à fabriquer un engin explosif semblable à ceux utilisés lors des attentats de 1995" (...)... ... in Le Monde.fr
"É uma triste notícia para o país a crise que parece afetar o jornal "Público" e seria trágico para o panorama jornalístico nacional se ela viesse a significar o encerramento do jornal (...).
(...) Se tivermos de chegar à conclusão negativa, então o "défice" português vai muito para além das contas públicas.
"Un ténor de la coalition de centre droit au pouvoir au Portugal, le chef de la diplomatie Paulo Portas, a préconisé dimanche 16 septembre une révision des mesures d'austérité, contre lesquelles plusieurs centaines de milliers de Portugais ont manifesté la veille du nord au sud du pays. (…)
(…) A Lisbonne, dans une ambiance bon enfant, de nombreux manifestants frappaient sur des tambours, donnaient des coups de sifflets, actionnaient de petits avertisseurs ou tapaient dans leurs mains pour faire le plus de bruit possible." (…)Le Monde.fr 16.09.2012
"Lisbonne est confronté à une baisse des recettes fiscales qui pourrait entraîner l'adoption de nouvelles mesures d'austérité ou une révision de l'objectif d'un déficit à 4,5 % du PIB cette année, a indiqué jeudi une source du ministère des finances. Les recettes fiscales ont reculé de 3,5 % en glissement annuel, alors que le gouvernement tablait sur une hausse annuelle de 2,6 %. Cet écart ne pourra être entièrement corrigé d'ici à la fin de l'année. Le gouvernement devra donc adopter des mesures de rigueur supplémentaires ou obtenir de ses créanciers internationaux un assouplissement de son objectif budgétaire". (sem link) in Le Monde.fr 24/08/2012
Diz a tradição: "não morre do mal, morre da cura".
"Pronto! Acabou! E a verdade é que nem todos os comentadores, embora ameacem ir dar umas voltas á praça (da Liberdade?), saem deste post em ombros pela porta grande, com direito a orelhas (a alguns, mereciam mesmo que lhas puxassem). E é pena que o anonimato continue a predominar, ficando-se a coragem nas tábuas, sempre com uso de ferragem curta e aplicada no murrilho, não aproveitando a nobreza em presença. Neste caso, a valentia seria pegar de caras, à barbela (não recomendaria à córnea, dada a mansidão do bicho), chamando os bois pelos nomes (próprios), mas dando-lhe sempre alguma praça, em lugar de surgirem de cernelha, fugindo ao derrote, acabando por ficar no lugar do rabejador, tentando que o assunto não escape e apenas apanhando com o último pó, antes da chegada das chocas. Olhando para o que aqui foi escrito (e publicado), não me sinto o "inteligente" desta corrida, que, por uma vez, está num lugar ao sol, porque a sombra é cara, em tempos de troika".
comentário acutilante e dissuasivo (?) de Francisco Seixas da Costa inDuas ou Três Coisas.
Put the blame on... celui qui demande "du gros rouge qui tache" à ses ministres
"Rééditer le hold-up de 2007. Ratiboiser le Front national en séduisant ses électeurs, c'est le rêve qu'aura poursuivi Nicolas Sarkozy tout au long de sa campagne de premier tour. Malgré les pressions venues de son propre camp et quelques atermoiements, il est resté fidèle à la ligne édictée par son conseiller issu de la droite maurassienne, Patrick Buisson.
Dernière tergiversation, mardi 10 avril. Nicolas Sarkozy réunit ses troupes à l'Elysée. Il doute, estime que la stratégie consistant à parler constamment d'immigration a montré ses limites : il ne progresse plus dans les sondages. "On ne propose rien, on ne fait que cogner. C'est une erreur", analyse un membre de l'équipe de campagne. M. Buisson tord le nez, lui qui estime au contraire que Nicolas Sarkozy a trop laissé d'air à Marine Le Pen ; Henri Guaino, le conseiller néogaulliste, se sent, lui, soulagé. Même discours le lendemain, mercredi, avec le comité de campagne. Il est décidé d'élargir le registre, pour préparer le second tour. Le virage s'engage le lendemain, lors d'un déplacement en région parisienne avec des sportifs. Le ton est plus posé au meeting de la Concorde, le 15 avril, une semaine pile avant le premier tour.
Mais le naturel reprend vite le dessus, d'autant que le candidat improvise de plus en plus lors de ses meetings quotidiens. Mercredi 18, à Arras, le lendemain dans le Val-de-Marne, et vendredi 20 pour son dernier meeting à Nice, terre droitière sensible aux thèmes du FN, M. Sarkozy s'en prend encore à l'immigration. Il se positionne contre le halal dans les cantines scolaires, les créneaux réservés aux femmes dans les piscines, et le refus de certaines musulmanes de se laisser soigner par des hommes dans les hôpitaux. Et de marteler : "On ne peut pas accueillir qui que ce soit sur notre territoire sans avoir appris le français." Jusqu'au bout, M. Sarkozy aura fait du Buisson.
"DU GROS ROUGE QUI TACHE"
Le 10 février, le président donne le ton avec un entretien au Figaro Magazine axé sur les valeurs. Il propose le recours au référendum, prélude à la tirade contre les corps intermédiaires, les syndicats et les élites. Viendront ensuite la chasse aux "assistés", puis la mise en avant du thème de l'immigration.
Dès son arrivée au ministère de l'intérieur, en 2002, le ministre de Jacques Chirac entend incarner la droite sécuritaire, multipliant les lois répressives et celles sur l'immigration. Le Sarkozy du début des années 2000, qui aimait surprendre en prônant l'abrogation de la double peine pour les étrangers, expulsés après avoir effectué leur peine de prison, et en évoquant le droit de vote des immigrés aux élections locales, a rapidement laissé la place à celui qui promettait, en 2005, de nettoyer les cités au Kärcher et de débarrasser les quartiers des "racailles".
Lors de la préparation de la campagne de 2007, Patrick Buisson, déjà, le convainc de mener une campagne droitière pour siphonner l'électorat FN. Le 22 avril 2006, devant de nouveaux adhérents de l'UMP, le futur candidat reprend la logorrhée frontiste : "Si certains n'aiment pas la France, qu'ils la quittent." Pendant sa campagne, il vire à droite toute, à la surprise générale, en proposant de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Et cela paie : au premier tour de 2007, il s'envole à 31 % des suffrages, tandis que Jean-Marie Le Pen recule à 10,4 %. Ce soir-là, Nicolas Sarkozy sait qu'il a remporté la présidentielle contre Ségolène Royal.
Dès lors, le nouveau locataire de l'Elysée croit qu'il a tué définitivement le FN, mais donne des piqûres de rappel, au risque de ranimer le parti d'extrême droite. A l'automne 2009, le ministre de l'immigration, Eric Besson, lance un grand débat sur l'identité nationale. Nicolas Sarkozy sait ce qu'il fait, qui demande "du gros rouge qui tache" à ses ministres. L'exercice tourne au fiasco : peu de monde dans les préfectures où sont organisés les débats et des dérapages xénophobes dans les propos des participants. La gauche hurle, la droite est en proie au malaise.
Les anciens premiers ministres Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin ne cachent pas leurs réserves. Pire : Nicolas Sarkozy déçoit une partie de ses électeurs, qui retournent dans le giron du FN, préférant l'original à la copie. Les dérives bling-bling des débuts du quinquennat, l'image de président des riches et les piètres résultats en matière de sécurité et de pouvoir d'achat provoquent l'éloignement de l'électorat populaire séduit en 2007. L'ascension de Marine Le Pen, qui donne une nouvelle image au FN, entrave la stratégie du chef de l'Etat. Pourtant, il refuse d'en démordre : c'est à sa droite, croit-il, qu'il trouvera son salut.
La contre-offensive débute au lendemain du fiasco des régionales de mars 2010, qui ont vu une percée du FN. Une fusillade au coeur de Grenoble et une émeute impliquant des Roms dans le Cher, en juillet 2010, lui permettent de déclencher une grande offensive : c'est le fameux discours de Grenoble sur la déchéance de la nationalité des tueurs de policiers et la stigmatisation des Roms. La gauche condamne mais part en vacances, les ministres du centre et d'ouverture, qui se savent condamnés par le prochain remaniement, Hervé Morin et Bernard Kouchner, ne mouftent pas. Ce sont les Eglises et les Européens qui forcent M. Sarkozy à reculer au sortir de l'été. Lors du remaniement de novembre 2010, qui reconduit François Fillon, le ministère de l'identité nationale est supprimé.
Mais Nicolas Sarkozy n'a pas renoncé. Dès l'hiver 2011, la rédactrice du projet de 2007, Emmanuelle Mignon, qui a quitté entre-temps l'Elysée, affirme que rien n'est réglé sur l'immigration, que les portes ont été laissées grandes ouvertes. Sans surprise, Claude Guéant, nommé ministre de l'intérieur, lance une offensive sur l'immigration, d'autant que les révolutions arabes suscitent la peur d'un afflux de réfugiés, croit déceler la droite. Au même moment, un premier sondage donne Nicolas Sarkozy éliminé du premier tour de la présidentielle par Marine Le Pen. Les élections cantonales de mars 2011 confirment la nette progression du FN.
M. Sarkozy décide d'attaquer sur les thèmes régaliens. Un partage des rôles s'opère : Claude Guéant joue au méchant, pendant que le chef de l'Etat s'applique à se poser en sauveur de l'euro et en président du G20. La politique de M. Guéant culmine à l'automne 2011 avec une circulaire restreignant les permis de travail pour les étudiants étrangers. Il doit reculer, sous la pression des centristes, en particulier de Jean-Pierre Raffarin.
La campagne refait de Nicolas Sarkozy un ministre de l'intérieur qui, après un moment d'hésitation, court derrière Marine Le Pen dans sa dénonciation de la viande halal non estampillée. Le quinquennat, inauguré sur le thème de "l'immigration choisie", s'achève sur la proposition de diviser par deux l'immigration légale. Lors de son grand meeting de Villepinte, le 11 mars, le candidat-président menace de rétablir unilatéralement des contrôles aux frontières françaises. Autant d'idées approuvées par les Français, selon les sondages, et applaudies dans les salles UMP. Et qui permettent à Nicolas Sarkozy de distancer Marine Le Pen dans les intentions de vote et de rattraper François Hollande.
A la veille du premier tour, nul, dans l'entourage du président, ne s'aventurait à prédire le vote des Français. Chacun préparait sa défense en cas de fiasco. Pour Patrick Buisson, si le siphonnage du FN ne marche pas dimanche, c'est parce que le candidat aura recentré sa campagne trop tôt, donnant une bouffée d'air à la candidate frontiste".
Arnaud Leparmentier et Vanessa Schneider in LeMonde daté du 21/04/2012
L'emploi des jeunes recule dans l'UE. Selon une infographie du Parlement européen, le taux de chômage des 15-24 ans est supérieur à 30 % dans six pays de l'Union, dont l'Italie, le Portugal et la Grèce. En Espagne,pays le plus touché, la proportion de demandeurs d'emploi de moins de 24 ans atteint presque 50 %.
"Portugal, unlike Greece, is a debtor nation that has done everything that the European Union and the International Monetary Fund have asked it to, in exchange for a financial bailout. And yet, by the broadest measure of a country’s ability to repay its debts, Portugal is going deeper into the hole. The ratio of Portugal’s debt to its overall economy, or gross domestic product, was 107 percent when it received the bailout. But the ratio has grown since then, and by 2013 is expected to reach 118 percent. That’s not necessarily because Portugal’s overall debt is growing, but because its economy is shrinking. And economists say the same vicious circle could be taking hold elsewhere in Europe"(...).The New York Times