quarta-feira, 27 de fevereiro de 2013

Bien venu au ciel, Stéphane Hessel


Stéphane Frédéric Hessel, né le 20 octobre 1917 à Berlin et mort le 27 février 2013 est un diplomate, ambassadeur, résistant, écrivain et militant politique français.

Né allemand, Stéphane Hessel arrive en France à l’âge de 8 ans. Naturalisé français en 1937, normalien, il rejoint les forces françaises libres en 1941 à Londres. Résistant, il est arrêté et déporté à Buchenwald puis à Dora, et ne doit la vie qu’à une substitution d’identité avec un prisonnier mort du typhus et à son évasion.

Il entre au Quai d’Orsay en 1945, et fait une partie de sa carrière diplomatique auprès des Nations unies (dont le siège est, à l'époque, installé en France, à Paris, au Palais de Chaillot), où il assiste comme témoin privilégié à la constitution de la charte des droits de l’homme et du citoyen. Homme de gauche et européen convaincu, il est ami de Pierre Mendès France et Michel Rocard.

Stéphane Hessel est connu du grand public pour ses prises de position concernant les droits de l’homme, le problème des « sans-papiers » et le conflit israélo-palestinien, ainsi que pour son manifeste Indignez-vous !, paru en 2010, au succès international.
(…)

En 2010, Stéphane Hessel publie son manifeste Indignez-vous ! dans lequel il encourage les générations montantes à conserver un pouvoir d'indignation. « La pire des attitudes est l'indifférence » écrit-il. Il y dénonce le système économique actuel fondé sur le profit individuel et propose un partage des richesses plus équitable. Il consacre également une grande partie du livre au conflit israélo-palestinien, prône l'insurrection pacifique et l'espérance.

Son livre vendu à plus de 4 millions d'exemplaires dans près de 100 pays est à l'origine des mouvements des indignés qui ont émergé en Espagne, Grèce et États-Unis. L'intérêt suscité par cet ouvrage et son retentissement amènent Stéphane Hessel à approfondir son propos dans deux publications complémentaires : Engagez-vous ! et Le Chemin de l'espérance*. (...)
Wikipédia


"Caméra à l'épaule, Tony Gatlif s'est infiltré pour son dernier film, "Indignados", dans les foules européennes "indignées" du printemps 2011 qui, d'Athènes à Madrid, ont conspué les banquiers, les riches en général, les repus, les blasés. Il s'est pour celà inspiré du livre "Indignez-vous" de Stéphane Hessel, 94 ans, ancien résistant et diplomate qui encourage au soulèvement pacifique contre l'injustice. Son livre a été traduit dans 30 pays et brandi comme un nouveau "Petit Livre" inspirant. Interview de Stéphane Hessel, à propos du film "Indignados". Conférence de presse de Tony Gatif, le réalisateur, qui explique son "point de vue". 



*"Il y a un an déjà, l'étincelle Indignez-vous ! crépitait dans la nuit, embrasant petit à petit une série de révoltes planétaires... « Quel ouragan avais-je déclenché ! » se souvient Stéphane Hessel. Dans Tous comptes faits... ou presque (éd. Libella/Maren Sell), l'ancien diplomate revient sur sa traversée du siècle, ses rencontres et ce qu'il sait de la poésie, de l'amour ou de la philosophie. Une tentative pour « faire les comptes » de sa vie. Mais le temps du retrait mélancolique n'est pas encore venu. Car l'auteur récidive avec un autre essai, au titre nettement plus pacifié que son libelle inflammable : Le Chemin de l'espérance, écrit à quatre mains avec son ami Edgar Morin. Les deux nonagénaires (Hessel est né en 1917, Morin en 1921) allient leur sagesse et appellent de leurs voeux « une politique de l'humanité ». Sous couvert de pensée complexe, ils ne manquent pas d'enfiler aussi quelques perles ni-ni : « Il faut savoir à la fois mondialiser et démondialiser », « Le temps est venu de dresser la liste de ce qui doit croître et de ce qui doit décroître ». « L'Europe devrait continuer à développer en son sein les comportements humanistes », conseillent-ils encore." in Télérama

Autres interviews de Stéphane Hessel ici, ici et ici. Et ne manquez pas ceci aussi.

terça-feira, 26 de fevereiro de 2013

Une leçon d'austérité...


"Après une année d'austérité, plus de la moitié des électeurs se sont ralliés aux plates-formes anti-européennes de Silvio Berlusconi et de Beppe Grillo, grand vainqueur du scrutin".

Tragedia dell'arte

(…) "l’électorat italien, en donnant plus de 50 % des sièges sénatoriaux à deux bouffons, dont l’un est un artiste et l’autre un dépravé sexuel malhonnête, a envoyé un message dangereux. Nous sommes arrivés au stade où les politiciens italiens ont tellement perdu leur crédibilité que la commedia dell'arte est préférée à la gestion de l’Etat.

Devrons-nous rappeler à nos amis transalpins la fable de La Cigale et la Fourmi, chère à Jean de la Fontaine ? Comment un peuple qui a eu le destin de l’Europe entre ses mains dans l’Antiquité, et donne des artistes, des écrivains et des penseurs parmi les plus exceptionnels de l’Europe, a-t-il pu exprimer un tel vote de dégoût. Ce n’est même plus du populisme, c’est un rejet qui contient les ferments d’une évolution qui n’exclut pas l’insurrection
".(…)
In « Démystifier la finance », blog de Georges Hugeux – Le Monde


terça-feira, 19 de fevereiro de 2013


Há dias, num hotel luxuoso de Cascais, uma jovem socialista de cabelo à la garçonne e voz insinuante partiu os pratos num encontro entre os seus. A espanhola Beatriz Talégon, de 29 anos, líder internacional dos jovens socialistas, baralhou o tradicional calendário - "revolucionário, aos 20 anos, social-democrata, aos 40" - e, a meio caminho, interpelou, com ganas radicais, os velhos socialistas: "A sério, queremos falar aos cidadãos a partir de um hotel de 5 estrelas de Cascais e chegando em carros de luxo?!" Os "velhos" Seguro, Papandreu, Ségolène Royal e outros antigos, atuais e futuros governantes não deram devida conta ao discurso da jovem, mas ele caiu no YouTube e tornou-se viral, visto por centenas de milhares de pessoas. A cara fresca ajudou mas a exposição da contradição foi o principal: como é que estes tipos nem tentam enganar? Ter Talégon falado numa reunião da Internacional Socialista potenciou o escândalo (esquerda e luxo fazem maior contraste), mas o grito dela podia ser para todos os políticos, também os de direita, que pretendem convencer o povo: como é que vocês, nestes tempos de crise, nem fazem pelo menos de conta?! Neste sábado, Beatriz Talégon foi a uma manifestação contra os despejos de inquilinos, em Madrid. E foi expulsa pelos extremistas que viram nela só a militante de um partido do centrão... Só se confirmam as palavras da jovem espanhola: os tempos estão perigosos e os de cima, cegos.”
Ferreira Fernandes - Diário de Notícias

segunda-feira, 11 de fevereiro de 2013

Du cheval pour du boeuf ou les subprimes de la mondialisation


"L'Europe découvre avec stupéfaction qu'une viande de cheval roumain, vendue par des négociants chypriote et néerlandais, se change en boeuf entre Bucarest et les supermarchés de Londres, Oslo et Paris – qui croyaient naïvement vendre des lasagnes "pur boeuf". Elle avait découvert en 2008 avec la même horreur que les prêts hypothécaires américains à haut risque, les subprimes mitonnés par de petits génies de la finance, entraient dans la composition de produits financiers "toxiques" vendus par de respectables banques à des clients ignorant tout de leur dangerosité.

La complexité croissante des marchés sous l'effet de la mondialisation qui se rit des frontières, la concurrence exacerbée et l'entrelacs des systèmes de production créent de plus en plus d'incertitudes. Chaque pièce de chaque puzzle repose sur un savoir de plus en plus pointu et détenu par un nombre de plus en plus réduit d'individus. En dépit de l'accumulation des connaissances, la maîtrise des risques que nous créons apparaît de plus en plus hasardeuse.

Ce qui est vrai dans l'agroalimentaire ou la finance l'est aussi dans l'aéronautique, où une merveille technologique comme le Boeing 787 est cloué au sol parce que ses énormes batteries lithium-ion se révèlent défaillantes. Quelques mois avant sa certification, un directeur de recherche au CNRS alertait dans ces colonnes sur l'instabilité thermique de ce type d'accumulateurs : la connaissance du risque existait bel et bien. L'avionneur et son autorité de certification ont préféré nier l'incertitude.

Face à ces comportements dangereux, deux attitudes sont exclues. L'idéalisme, d'abord. Le protectionnisme réclamé par une députée conservatrice britannique souhaitant interdire toute importation de viandes en provenance du continent est impraticable. L'architecture de l'économie mondiale et la généralisation des chaînes de valeur rendent invivable la fermeture des frontières : l'interdépendance est si avancée qu'une telle mesure se retournerait contre son initiateur.

Mais le laisser faire ne serait pas moins redoutable. Les lasagnes mensongères, les produits financiers toxiques et les batteries aléatoires minent la confiance, sans laquelle il n'y a pas de croissance. Pas de croissance sans confiance, et pas de confiance sans réglementations et sans contrôles. On croyait ces codes de conduite en place et respectés. Il n'en est rien.

Le directeur France de Findus a déclaré qu'il ne pouvait "contrôler chaque ingrédient", et Benoît Hamon, ministre délégué à la consommation, qu'il ne pouvait "mettre un fonctionnaire derrière chaque pain de viande". Il leur faudra pourtant renforcer la traçabilité des produits, car la mondialisation des risques appelle une mondialisation des surveillances, pour éviter que malfrats, cupides et inconscients ne se défaussent de leurs responsabilités sur leurs contemporains."  
Editorial du "Le Monde" daté d'aujourd'hui


sexta-feira, 8 de fevereiro de 2013

Por os pontos nos ii aos.... AAA


"En ces temps de crise, on ne peut décidément compter sur personne. McGraw-Hill, la maison mère de l’agence de notation financière Standard & Poor’s (S & P), vient de se faire dégrader par l’un de ses concurrents, Fitch. «Les récents événements ont accru les risques», argumente froidement l’agence américaine, propriété du Français Marc Ladreit de Lacharrière. Les «événements» se résument à la plainte déposée lundi 4 février par le département américain de la justice contre S & P. Le ministère réclame 5 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros) à l’agence pour avoir eu la note un peu généreuse sur quantité de produits dérivés de crédits au moment de la crise des subprimes.

Au regard de la promptitude de la réaction de Fitch, on croirait presque que les leçons de la crise ont été tirées. L’ironie de l’histoire est que l’agence est d’autant plus détendue pour noter son principal concurrent qu’elle ne semble pas dans le collimateur de la justice américaine. La commission parlementaire, qui avait enquêté en 2011 sur le rôle des agences de notation financière pendant la crise des subprimes, n’avait d’ailleurs même pas pris la peine d’entendre les représentants de Fitch. Selon des sources proches du dossier citées par Reuters, les juristes de l’Etat fédéral considéreraient que cette agence, du fait de son rôle beaucoup plus modeste aux Etats-Unis, ne devrait pas être inquiétée.

Deux poids, deux mesures? Pas tout à fait. Car le troisième larron, Moody’s, ne perdrait rien pour attendre. Selon les mêmes sources, cette agence devrait très prochainement en prendre pour son grade. De quoi rassurer ceux qui s’étonnaient que S & P trinque pour tout le monde, alors que visiblement les concurrents avaient le triple A aussi facile sur des produits financiers qui se sont révélés par la suite hautement toxiques. Des poursuites, il y en aura aussi pour Moody’s. Simplement, il fallait bien un début pour enquêter, et c’est tombé sur S & P.

Les limiers de Fitch sont déjà dans les starting-blocks au cas où le tour de Moody’s viendrait. La Bourse, elle, s’est déjà fait une opinion: l’action de l’agence a dégringolé de 15% (25% pour McGraw-Hill), alors qu’il n’existe pas encore le début du commencement d’une plainte.

En attendant, S & P s’est attaché les services de John Keker pour prouver sa bonne foi. Cet avocat a connu son heure de gloire en défendant Andrew Fastow, l’ex-patron d’Enron, et plus récemment… Lance Armstrong. Le triple A est-il au capitalisme ce que l’EPO est au cyclisme? C’est toute la question
."  in "Pertes & Profits", blog du Le Monde.fr 

Tout le monde parle de L' Origine du monde


terça-feira, 5 de fevereiro de 2013

Libé fête 40 ans!

 
05/03/1973
naissance de Libé



22/05/1974


17/09/1981
""Peine de mort pour la guillotine". C'était une promesse de campagne de Mitterrand, mais c'est le ministre de la Justice, Rober Badinter, qui entre dans l'histoire. Il ouvre le débat le 17 septembre à l'Assemblée nationale sur son projet de loi d'abolition de la peine de mort. Le 9 octobre 1981, la loi est promulguée. "

09/05/1988
Mitterrand réelu

11/11/1989
La chute du mur de Berlin


22/04/2002
""NON”. “Affreux”, titre l’édito de Serge Jully. Des dizaines, des milliers de personnes sont descendues dans la rue alors que se confirmait dans la soirée la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour. Lionel Jospin, battu de 1,04 point, a annoncé, à 22 h 20, qu’il se retirait définitivement de la vie politique."


05/11/2008



16/05/2011

 

02/11/2011


24/04/2012


07/05/2012


07/11/2012



15/12/2013

domingo, 3 de fevereiro de 2013

Diplomatie et BD = grand succès!



"Le Prix du meilleur album du 40e Festival international de la bande dessinée est allé au deuxième tome du best-seller Quai d'Orsay, Chroniques diplomatiques (Dargaud) de Christophe Blain (dessin) et Abel Lanzac (scénario)in  "Le Monde"


Ler aqui o que diz um diplomata do MNE sobre os dois tomos de "Quai d'Orsay". 

Back to Hopper's windows








Sun in an Empty Room, 1963 *



Excursion into Philosophy, 1959


No intervalo do almoço da passada quinta-feira, corri ao Grand Palais para rever, provavelmente pela ultima vez, alguns dos quadros da exposição de Edward Hopper que termina hoje.

Na sua vasta obra, sós ou acompanhadas, as personagens de Hopper patilham uma profunda solidão. Alheios ao sol que entra, obliquo, pelas janelas, os amantes permanecem figés no tempo e no espaço sombrio a que Hopper soube dar luz e cor.

*não deixem de ver Hopper vu par

quarta-feira, 30 de janeiro de 2013



"O valor das coisas não está no tempo em que elas duram Mas na intensidade com que acontecem. Por isso existem momentos inesquecíveis, coisas inexplicáveis e pessoas incomparáveis"

Em tempo: Esta citação é falsamente atribuida a Fernando Pessoa e "corre" na net como tal. Publiquei-a sem ter tido o cuidado de verificar a sua autenticidade. Mea culpa!
Procurei e encontrei uma outra resposta aqui:
"Falsas Atribuições:
""O valor das coisas não está no tempo que elas duram, mas na intensidade com que acontecem. Por isso existem momentos inesquecíveis, coisas inexplicáveis e pessoas incomparáveis."" Não consta em: OBRAS COMPLETAS de Fernando Pessoa : http://pt.wikiquote.org/wiki/Fernando_Pessoa
A tord ou à raison, aparece também como sendo de Fernando Sabino.

A tempo: A velha senhora amiga, sempre atenta, voltou, leu e comenta:
"Desculpe, cara Helena Oneto, mostrei a citação à minha velha amiga - que se gaba de saber mais do 'seu' Poeta que de medicina!!! (Eu só sei que tem em casa uma 'pessoana' de respeito e que a vejo a consultá-la sempre que lá vou). Pois a senhora garante que Fernando Pessoa não escreveu tal coisa: que isso nem é poesia, e que também não é prosa que se lhe possa atribuir. Desculpe lá, mas a senhora é categórica. Por mim, não sei que diga".

Em tempo: A velha senhora tem, como sempre, razão: http://www.pessoa.art.br/?p=98

domingo, 27 de janeiro de 2013

Embaixador Francisco Seixas da Costa



O embaixador Francisco Seixas da Costa deixou ontem Paris a caminho de Lisboa. Um absurdo 'limite de idade' pôs termo às funções do melhor embaixador que Portugal teve em Paris. FSC inovou, incentivou e criou novos conceitos de diplomacia. Fê-lo com profissionalismo, generosidade e brio. A sua carreira de diplomata e o seu contributo como secretario de estado foram brilhantes e coroados de êxitos.

Tive o prazer de ser convidada à recepção de despedida do encantador casal Seixas da Costa que decorreu na embaixada no dia 18 de Janeiro. Foi uma soirée muito simpactica com boa musica e muitos amigos.

No seu excelente blog "Duas ou Três Coisas", Francisco Seixas da Costa descreveu essa despedida no texto que transcrevo:

"Estes têm sido, como é natural, os dias das despedidas, dos amigos e dos conhecidos. É um ciclo por que já passámos outras vezes e que sempre nos dá alguma medida daquilo que, ao longo de cada posto, fomos criando de relação pessoal e profissional. É um período algo "stressante" mas muito agradável, em que nos damos conta de que talvez devêssemos ter passado mais tempo com essas pessoas. Mas a vida é o que é.

Ontem, ao final da tarde, mais de duas centenas de amigos tiveram a amabilidade e a simpatia de afrontar a temperatura negativa e a neve que cobria as ruas de Paris, para virem juntar-se a nós num encontro, não de "adieu" mas de "au revoir". Tive então oportunidade de assumir, perante eles, que nós, os diplomatas, somos uns verdadeiros privilegiados. Menos por aquilo que os sinais exteriores indiciam mas, muito mais, pelas oportunidades que fomos tendo, ao longo desta vida errante, de conhecer gente diferente, muitas pessoas interessantes, oriundas de outras culturas e com diversas perspetivas de vida. Guardamos para a vida amigos de imensas nacionalidades, alguns com quem mantemos relações regulares, outros que fomos reencontrando, outros que cruzamos a espaços, com o email e o facebook a ajudar. Essa é a verdadeira riqueza que se acumula numa carreira como a nossa, a qual, no meu caso, se suspende no final do mês.

Com boa música à mistura - Irene Lima no violoncelo, Adriano Jordão ao piano -, juntámos algumas das muitas pessoas que Paris nos proporcionou o ensejo de conhecer. Sentimos pena por não ser possivel ter conosco todos quantos nos ajudaram a transformar este nosso posto de Paris na bela jornada profissional e humana que foi. Mas cada um sabe bem o que lhe devemos.

Dei comigo a pensar que é muito interessante olhar, em perspetiva, para esse círculo de relações. Os embaixadores são diferentes uns dos outros, nas ideias, na forma de estar, nas opções que tomam. Tudo isso ajuda a defini-los, pela positiva e pela negativa. São medidos no plano profissional, desde logo por Lisboa, mas também pelos diversos setores que se ligam às embaixadas: comunidade, empresários, meios culturais, imprensa e, também, pelos estrangeiros, os outros diplomatas, autoridades e amigos locais de Portugal. Mas são igualmente avaliados no plano humano, pelo que projetam, pelo que dizem, pelo modo como se relacionam. É assim, em toda a parte.

Não conheço nenhum embaixador que, em algum posto, tenha feito a unanimidade. Há quem goste de nós, como haverá sempre quem nos olhe de forma distante, às vezes por nossa culpa, outras por falta de empatia ou por alguns terem sentido que lhes não foi dada a importância a que achavam ter direito. É a lei da vida. No que me toca, e por onde passei, tentei sempre garantir duas coisas. Em primeiro lugar, que os interesses portugueses fossem protegidos: a imagem do país, os interesses económicos, os valores culturais, a defesa dos direitos das comunidades, a manutenção de uma interlocução positiva e eficaz com as entidades locais. Mas cuidei também, sempre, em que, no plano pessoal e humano, fosse possível manter uma relação com as pessoas de onde transparecesse o respeito que devemos aos outros, a cordialidade que há que transmitir na relação com terceiros. Se consegui, ou não, fazer isso, não me compete a mim dizê-lo.

Ontem à tarde, nos dourados quase aristocráticos da rue de Noisiel, não deixei de recordar - talvez para surpresa de alguns - que, ao longo de todo este tempo em Paris, nunca me deixei de considerar embaixador de "todo" o Portugal que por aqui está, desde logo, e a começar, por quantos vieram para França em condições muito difíceis, em registos de tragédia e de aventura humana que o país não tinha o direito de lhes exigir. E, por isso, ao lado de embaixadores estrangeiros, de empresários portugueses e franceses, de figuras gradas da vida social e política parisiense, tivemos o gosto de ter conosco amigos que vieram para França "a salto", que viveram no "bidonville" de Champigny, que por aqui passaram "as passas do Algarve" ou que são oriundos dessa geração. Gente de todas - de todas! - as cores políticas, de todos os estratos sociais. Hoje, simplesmente, amigos.

No final, confesso que gostei muito que a última música, escolhida e interpretada pelo Adriano Jordão e pela Irene Lima, tivesse sido de Fernando Lopes-Graça. Uma canção popular transmontana".



Francisco Seixas da Costa deixa muitas amizades em França. Tenho o privilégio de ser uma delas.
Bien à vous, mon très cher Ambassadeur!

segunda-feira, 21 de janeiro de 2013

Paris hier et aujourd'hui

La circulation s’annonce difficile ce lundi en Région parisienne en raison des chutes de neige.

"Quatorze départements de l’Ile-de-France, du Centre et des Pays de Loire, étaient encore placés ce lundi matin en vigilance orange neige et verglas, a annoncé Météo France. Les conditions de circulation pourraient devenir rapidement très difficiles sur l’ensemble du réseau. la vigilance orange a été maintenue pour Paris et la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) ainsi que pour la Seine-et-Marne, les Yvelines, l’Essonne et le Val d’Oise. En fin de nuit l’épisode neigeux devait concerner l’Ile-de-France".



O Louvre como nunca o viu



sábado, 19 de janeiro de 2013

Chama-se FMI


"Vou, vou-vos mostrar mais um pedaço da minha vida, um pedaço um pouco especial, trata-se de um texto que foi escrito, assim, de um só jorro, numa noite de Fevereiro de 79, e que talvez tenha um ou outro pormenor que já não é muito actual*. Eu vou-vos dar o texto tal e qual como eu o escrevi nessa altura, sem ter modificado nada, por isso vos peço que não se deixem distrair por esses pormenores que possam ser já não muito actuais e que isso não contribua para desviar a vossa atenção do que me parece ser o essencial neste texto.



Chama-se FMI.

Quer dizer: Fundo Monetário Internacional.

Não sei porque é que se riem, é uma organização democrática dos países todos, que se reúnem, como as pessoas, em torno de uma mesa para discutir os seus assuntos, e no fim tomar as decisões que interessam a todos...


É o internacionalismo monetário!

Cachucho não é coisa que me traga a mim
Mais novidade do que lagostim
Nariz que reconhece o cheiro do pilim
Distingue bem o mortimor do meirim
A produtividade, ora aí está, quer dizer
Há tanto nesta terra que ainda está por fazer
Entrar por aí a dentro, analisar, e então
Do meu 'attachi-case' sai a solução!

FMI Não há graça que não faça o FMI
FMI O bombástico de plástico para si
FMI Não há força que retorça o FMI

Discreto e ordenado mas nem por isso fraco
Eis a imagem 'on the rocks' do cancro do tabaco
Enfio uma gravata em cada fato-macaco
E meto o pessoal todo no mesmo saco
A produtividade, ora aí está, quer dizer
Não ando aqui a brincar, não há tempo a perder
Batendo o pé na casa, espanador na mão
É só desinfectar em superprodução!

FMI Não há truque que não lucre ao FMI
FMI O heróico paranóico 'hara-quiri'
FMI Panegírico, pro-lírico daqui

Palavras, palavras, palavras e não só
Palavras para si e palavras para dó
A contas com o nada que swingar o sol-e-dó
Depois a criadagem lava o pé e limpa o pó
A produtividade, ora nem mais, célulazinhas cinzentas
Sempre atentas
E levas pela tromba se não te pões a pau
Num encontrão imediato do 3º grau!

FMI Não há lenha que detenha o FMI
FMI Não há ronha que envergonhe o FMI
FMI ...

Entretém-te filho, entretém-te, não desfolhes em vão este malmequer que bem-te-quer, mal-te-quer, vem-te-quer, ovomalt'e-quer, messe gigantesca, vem-te vindo, vi-me na cozinha, vi-me na casa-de-banho, vi-me no Politeama, vi-me no Águia D'ouro, vi-me em toda a parte, vem-te filho, vem-te comer ao olho, vem-te comer à mão, olha os pombinhos pneumáticos que te orgulham por esses cartazes fora, olha a Música no Coração da Indira Gandi, olha o Muchê Dyane que te traz debaixo d'olho, o respeitinho é muito lindo e nós somos um povo de respeito, né filho? Nós somos um povo de respeitinho muito lindo, saímos à rua de cravo na mão sem dar conta de que saímos à rua de cravo na mão a horas certas, né filho? Consolida filho, consolida, enfia-te a horas certas no casarão da Gabriela que o malmequer vai-te tratando do serviço nacional de saúde. Consolida filho, consolida, que o trabalhinho é muito lindo, o teu trabalhinho é muito lindo, é o mais lindo de todos, como o astro, não é filho? O cabrão do astro entra-te pela porta das traseiras, tu tens um gozo do caraças, vais dormir entretido, não é? Pois claro, ganhar forças, ganhar forças para consolidar, para ver se a gente consegue num grande esforço nacional estabilizar esta destabilização filha-da-puta, não é filho? Pois claro! Estás aí a olhar para mim, estás a ver-me dar 33 voltinhas por minuto, pagaste o teu bilhete, pagaste o teu imposto de transação e estás a pensar lá com os teus botões: Este tipo está-me a gozar, este gajo quem é que julga que é? Né filho? Pois não é verdade que tu és um herói desde de nascente? A ti não é qualquer totobola que te enfia o barrete, meu grande safadote! Meu Fernão Mendes Pinto de merda, né filho? Onde está o teu Extremo Oriente, filho? Ah-ni-qui-bé-bé, ah-ni-qui-bó-bó, tu és 'Sepuldra' tu és Adamastor, pois claro, tu sozinho consegues enrabar as Nações Unidas com passaporte de coelho, não é filho? Mal eles sabem, pois é, tu sabes o que é gozar a vida! Entretém-te filho, entretém-te! Deixa-te de políticas que a tua política é o trabalho, trabalhinho, porreirinho da Silva, e salve-se quem puder que a vida é curta e os santos não ajudam quem anda para aqui a encher pneus com este paleio de Sanzala e ritmo de pop-xula, não é filho?
A one, a two, a one two three

FMI dida didadi dadi dadi da didi
FMI ...

Come on you son of a bitch! Come on baby a ver se me comes! Come on Luís Vaz, 'amanda'-lhe com o José Cacila que os senhores já vão ver o que é meterem-se com uma nação de poetas! E zás, enfio-te o Manuel Alegre no Mário Soares, zás, enfio-te o Ary dos Santos no Álvaro de Cunhal, zás, enfio-te o Zé Fanha no Acácio Barreiros, zás, enfio-te a Natalia Correia no Sá Carneiro, zás, enfio-te o Pedro Homem de Melo no Parque Mayer e acabamos todos numa sardinhada ao integralismo Lusitano, a estender o braço, meio 'Roulant' preto, meio Steve McQueen, ok boss, tudo ok, estamos numa porreira meu, um tripe fenomenal, proibido voltar atrás, viva a liberdade, né filho? Pois, o irreversível, pois claro, o irreversívelzinho, pluralismo a dar com um pau, nada será como dantes, agora todos se chateiam de outra maneira, né filho? Ora que porra, deixa lá correr uma fila ao menos, malta pá, é assim mesmo, cada um a curtir a sua, podia ser tão porreiro, não é? Preocupações, crises políticas pá? A culpa é dos partidos pá! Esta merda dos partidos é que divide a malta pá, pois pá, é só paleio pá, o pessoal na quer é trabalhar pá! Razão tem o Jaime Neves pá! (Olha deixaste cair as chaves do carro!) Pois pá! (Que é essa orelha de preto que tens no porta-chaves?) É pá, deixa-te disso, não destabilizes pá! Eh, faz favor, mais uma bica e um pastel de nata. Uma porra pá, um autentico desastre o 25 de Abril, esta confusão pá, a malta estava sossegadinha, a bica a 15 tostões, a gasosa a sete e coroa... Tá bem, essa merda da pide pá, Tarrafais e o carágo, mas no fim de contas quem é que não colaborava, ah? Quantos bufos é que não havia nesta merda deste país, ah? Quem é que não se calava, quem é que arriscava coiro e cabelo, assim mesmo, o que se chama arriscar, ah? Meia dúzia de líricos, pá, meia dúzia de líricos que acabavam todos a fugir para o estrangeiro, pá, isto é tudo a mesma carneirada! Oh sr. guarda venha cá, á, venha ver o que isto é, é, o barulho que vai aqui, i, o neto a bater na avó, ó, deu-lhe um pontapé no cu, né filho? Tu vais conversando, conversando, que ao menos agora pode-se falar, ou já não se pode? Ou já começaste a fazer a tua revisãozinha constitucional tamanho familiar, ah? Estás desiludido com as promessas de Abril, né? As conquistas de Abril! Eram só paleio a partir do momento que tas começaram a tirar e tu ficaste quietinho, né filho? E tu fizeste como o avestruz, enfiaste a cabeça na areia, não é nada comigo, não é nada comigo, né? E os da frente que se lixem... E é por isso que a tua solução é não ver, é não ouvir, é não querer ver, é não querer entender nada, precisas de paz de consciência, não andas aqui a brincar, né filho? Precisas de ter razão, precisas de atirar as culpas para cima de alguém e atiras as culpas para os da frente, para os do 25 de Abril, para os do 28 de Setembro, para os do 11 de Março, para os do 25 de Novembro, para os do... que dia é hoje, ah?

FMI Dida didadi dadi dadi da didi
FMI ...

Não há português nenhum que não se sinta culpado de qualquer coisa, não é filho? Todos temos culpas no cartório, foi isso que te ensinaram, não é verdade? Esta merda não anda porque a malta, pá, a malta não quer que esta merda ande, tenho dito. A culpa é de todos, a culpa não é de ninguém, não é isto verdade? Quer isto dizer, há culpa de todos em geral e não há culpa de ninguém em particular! Somos todos muita bons no fundo, né? Somos todos uma nação de pecadores e de vendidos, né? Somos todos, ou anti-comunistas ou anti-faxistas, estas coisas até já nem querem dizer nada, ismos para aqui, ismos para acolá, as palavras é só bolinhas de sabão, parole parole parole e o Zé é que se lixa, cá o pintas azeite mexilhão, eu quero lá saber deste paleio vou mas é ao futebol, pronto, viva o Porto, viva o Benfica, Lourosa, Lourosa, Marraças, Marraças, fora o arbitro, gatuno, bora tudo p'ro caralho, razão tinha o Tonico de Bastos para se entreter, né filho? Entretém-te filho, com as tuas viúvas e as tuas órfãs que o teu delegado sindical vai tratando da saúde aos administradores, entretém-te, que o ministro do trabalho trata da saúde aos delegados sindicais, entretém-te filho, que a oposição parlamentar trata da saúde ao ministro do trabalho, entretém-te, que o Eanes trata da saúde à oposição parlamentar, entretém-te, que o FMI trata da saúde ao Eanes, entretém-te filho e vai para a cama descansado que há milhares de gajos inteligentes a pensar em tudo neste mesmo instante, enquanto tu adormeces a não pensar em nada, milhares e milhares de tipos inteligentes e poderosos com computadores, redes de policia secreta, telefones, carros de assalto, exércitos inteiros, congressos universitários, eu sei lá! Podes estar descansado que o Teng Hsiao-Ping está a tratar de ti com o Jimmy Carter, o Brezhnev está a tratar de ti com o João Paulo II, tudo corre bem, a ver quem se vai abotoar com os 25 tostões de riqueza que tu vais produzir amanhã nas tuas oito horas. A ver quem vai ser capaz de convencer de que a culpa é tua e só tua se o teu salário perde valor todos os dias, ou de te convencer de que a culpa é só tua se o teu poder de compra é como o rio de S. Pedro de Moel que se some nas areias em plena praia, ali a 10 metros do mar em maré cheia e nunca consegue desaguar de maneira que se possa dizer: porra, finalmente o rio desaguou! Hão te convencer de que a culpa é tua e tu sem culpa nenhuma, tens tu a ver, tens tu a ver com isso, não é filho? Cada um que se vá safando como puder, é mesmo assim, não é? Tu fazes como os outros, fazes o que tens a fazer, votas à esquerda moderada nas sindicais, votas no centro moderado nas deputais, e votas na direita moderada nas presidenciais! Que mais querem eles, que lhe ofereças a Europa no natal?! Era o que faltava! É assim mesmo, julgam que te levam de mercedes, ora toma, para safado, safado e meio, né filho? Nem para a frente nem para trás e eles que tratem do resto, os gatunos, que são pagos para isso, né? Claro! Que se lixem as alternativas, para trabalho já me chega. Entretém-te meu anjinho, entretém-te, que eles são inteligentes, eles ajudam, eles emprestam, eles decidem por ti, decidem tudo por ti, se hás-de construir barcos para a Polónia ou cabeças de alfinete para a Suécia, se hás-de plantar tomate para o Canada ou eucaliptos para o Japão, descansa que eles tratam disso, se hás-de comer bacalhau só nos anos bissextos ou hás-de beber vinho sintético de Alguidares-de-Baixo! Descansa, não penses em mais nada, que até neste país de pelintras se acho normal haver mãos desempregadas e se acha inevitável haver terras por cultivar! Descontrai baby, come on descontrai, arrefinfa-lhe o Bruce Lee, arrefinfa-lhe a macrobiótica, o biorritmo, o euroscópio, dois ou três ofeneologistas, um gigante da ilha de Páscoa e uma 'Graciv Morn' (??) de vez em quando para dar as boas festas às criancinhas! Piramiza filho, piramiza, antes que os chatos fujam todos para o Egipto, que assim é que tu te fazes um homenzinho e até já pagas multa se não fores ao recenseamento. Pois pá, isto é um país de analfabetos, pá! Dá-lhe no Travolta, dá-lhe no disco-sound, dá-lhe no pop-xula, pop-xula pop-xula, iehh iehh, J. Pimenta forever! Quanto menos souberes a quantas andas melhor para ti, não te chega para o bife? Antes no talho do que na farmácia; não te chega para a farmácia? Antes na farmácia do que no tribunal; não te chega para o tribunal? Antes a multa do que a morte; não te chega para o cangalheiro? Antes para a cova do que para não sei quem que há-de vir, cabrões de vindouros, ah? Sempre a merda do futuro, a merda do futuro, e eu ah? Que é que eu ando aqui a fazer? Digam lá, e eu? José Mário Branco, 37 anos, isto é que é uma porra, anda aqui um gajo cheio de boas intenções, a pregar aos peixinhos, a arriscar o pêlo, e depois? É só porrada e mal viver é? O menino é mal criado, o menino é 'pequeno burguês', o menino pertence a uma classe sem futuro histórico... Eu sou parvo ou quê? Quero ser feliz porra, quero ser feliz agora, que se foda o futuro, que se foda o progresso, mais vale só do que mal acompanhado, vá mandem-me lavar as mãos antes de ir para a mesa, filhos da puta de progressistas do caralho da revolução que vos foda a todos! Deixem-me em paz porra, deixem-me em paz e sossego, não me emprenhem mais pelos ouvidos caralho, não há paciência, não há paciência, deixem-me em paz caralho, saiam daqui, deixem-me sozinho, só um minuto, vão vender jornais e governos e greves e sindicatos e policias e generais para o raio que vos parta! Deixem-me sozinho, filhos da puta, deixem só um bocadinho, deixem-me só para sempre, tratem da vossa vida que eu trato da minha, pronto, já chega, sossego porra, silêncio porra, deixem-me só, deixem-me só, deixem-me só, deixem-me morrer descansado. Eu quero lá saber do Artur Agostinho e do Humberto Delgado, eu quero lá saber do Benfica e do bispo do Porto, eu quero se lixe o 13 de Maio e o 5 de Outubro e o Melo Antunes e a rainha de Inglaterra e o Santiago Carrilho e a Vera Lagoa, deixem-me só porra, rua, larguem-me, zórpila o fígado, arreda, 'terneio' Satanás, filhos da puta. Eu quero morrer sozinho ouviram? Eu quero morrer, eu quero que se foda o FMI, eu quero lá saber do FMI, eu quero que o FMI se foda, eu quero lá saber que o FMI me foda a mim, eu vou mas é votar no Pinheiro de Azevedo se eu tornar a ir para o hospital, pronto, bardamerda o FMI, o FMI é só um pretexto vosso seus cabrões, o FMI não existe, o FMI nunca aterrou na Portela coisa nenhuma, o FMI é uma finta vossa para virem para aqui com esse paleio, rua, desandem daqui para fora, a culpa é vossa, a culpa é vossa, a culpa é vossa, a culpa é vossa, a culpa é vossa, a culpa é vossa, oh mãe, oh mãe, oh mãe, oh mãe, oh mãe, oh mãe, oh mãe...


Mãe, eu quero ficar sozinho... Mãe, não quero pensar mais... Mãe, eu quero morrer mãe.
Eu quero desnascer, ir-me embora, sem ter que me ir embora. Mãe, por favor, tudo menos a casa em vez de mim, outro maldito que não sou senão este tempo que decorre entre fugir de me encontrar e de me encontrar fugindo, de quê mãe? Diz, são coisas que se me perguntem? Não pode haver razão para tanto sofrimento. E se inventássemos o mar de volta, e se inventássemos partir, para regressar. Partir e aí nessa viajem ressuscitar da morte às arrecuas que me deste. Partida para ganhar, partida de acordar, abrir os olhos, numa ânsia colectiva de tudo fecundar, terra, mar, mãe... Lembrar como o mar nos ensinava a sonhar alto, lembrar nota a nota o canto das sereias, lembrar o depois do adeus, e o frágil e ingénuo cravo da Rua do Arsenal, lembrar cada lágrima, cada abraço, cada morte, cada traição, partir aqui com a ciência toda do passado, partir, aqui, para ficar...

Assim mesmo, como entrevi um dia, a chorar de alegria, de esperança precoce e intranquila, o azul dos operários da Lisnave a desfilar, gritando ódio apenas ao vazio, exército de amor e capacetes, assim mesmo na Praça de Londres o soldado lhes falou: Olá camaradas, somos trabalhadores, eles não conseguiram fazer-nos esquecer, aqui está a minha arma para vos servir. Assim mesmo, por detrás das colinas onde o verde está à espera se levantam antiquíssimos rumores, as festas e os suores, os bombos de lava-colhos, assim mesmo senti um dia, a chorar de alegria, de esperança precoce e intranquila, o bater inexorável dos corações produtores, os tambores. De quem é o carvalhal? É nosso! Assim te quero cantar, mar antigo a que regresso. Neste cais está arrimado o barco sonho em que voltei. Neste cais eu encontrei a margem do outro lado, Grandola Vila Morena. Diz lá, valeu a pena a travessia? Valeu pois.

Pela vaga de fundo se sumiu o futuro histórico da minha classe, no fundo deste mar, encontrareis tesouros recuperados, de mim que estou a chegar do lado de lá para ir convosco. Tesouros infindáveis que vos trago de longe e que são vossos, o meu canto e a palavra, o meu sonho é a luz que vem do fim do mundo, dos vossos antepassados que ainda não nasceram. A minha arte é estar aqui convosco e ser-vos alimento e companhia na viagem para estar aqui de vez. Sou português, pequeno burguês de origem, filho de professores primários, artista de variedades, compositor popular, aprendiz de feiticeiro, faltam-me dentes. Sou o Zé Mário Branco, 37 anos, do Porto, muito mais vivo que morto, contai com isto de mim para cantar e para o resto".

*Como sugere um amigo, este FMI, à quelques détails près, continua actual.

Inquietação



Ah! se todas as minhas inquietações fossem como esta....

Esta noite















quinta-feira, 17 de janeiro de 2013

2013 - année de (ma) chance!



"Cette année vous rend combative et stratège. Vous serez celle qui sait s'approcher de la personne qu'il faut, se lancer sur le créneau porteur, manipuler en douceur, anticiper... Neptune vous donne du nez. Et Pluton vous rend coriace (née avant le 7 mai) : c'est le moment de prendre votre revanche ou de prouver qu'il n'y a pas de mission impossible pour une Taureau motivée. Pluton évoque aussi une personne bien placée qui vous pistonne ou vous tend la main. Il y a même une possibilité de gains faciles : s'il y a un filon rentable, un contrat lucratif ou un créneau rémunérateur, on vous trouvera juste là !Côté perso L'année sera « so romantic ». Idylle magnifique, affinités délicieuses ou engouement platonique ? Il est rare qu'un signe aussi pragmatique que le vôtre se prenne à rêver, mais ce sera le cas cette année, surtout pour le premier décan. Le deuxième décan préférera les attractions fatales et les attirances un peu folles. La passion et les secrets d'alcôve sont l'apanage de Pluton, qui ne vous lâchera pas. Le dernier décan devra ses moments les plus tendres à novembre et décembre : le meilleur pour la fin...

Vos jours heureux Février, mai et novembre font de vous des « super Taureau », parce que Mars et Pluton décuplent force de conviction, motivation et ambition. Cet été : période de veine pour qui suivra ses intuitions. Côté coeur : le romanesque dans tous ses états touchera le premier décan en janvier, début mars, durant la première quinzaine de juin et la seconde de juillet, et courant novembre. Vibrations irrésistibles pour le deuxième décan durant la seconde quinzaine de janvier, fin avril-début mai, en août et durant la seconde quinzaine de novembre.
"

J'attends toujours la personne "bien placée"...
"Gains faciles(?)": serait la première fois!
Côté coeur : rien de romanesque jusqu'ici. Vivement février!

quarta-feira, 16 de janeiro de 2013

União ?


"Les députés européens ont exprimé mardi 15 janvier leur soutien à l'intervention française au Mali en regrettant l'incapacité de l'Union européenne à agir collectivement pour assurer la sécurité à sa porte".
(...)
"Un Etat membre a demandé un soutien mais nous n'avons pas de forces de défense européennes", a réagi la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, avant d'annoncer l'adoption prochaine par l'UE d'un plan de soutien logistique et humanitaire à Bamako." (...) ...

terça-feira, 8 de janeiro de 2013

L"'Egoïste"


"Magazine of cerebral chic is so exclusive it takes years to produce but sells out in days"

"The first issue of Egoïste was published in November 1977 under the leadership of Nicole Wisniak.
The most remarkable photographers and writers of their time have contributed to the 16 issues that have been published to date with a whimful periodicity. Egoiste is the subjective dictionary of an era. Known for its layout, its iconic images such as the nude of Yannick Noah by Richard Avedon or the portrait of Ava Gardner by Helmut Newton, and its advertising stories conceived and produced exclusively for the magazine by Nicole Wisniak, Egoïste has offered a space of freedom to great writers such as Francoise Sagan, Jean d'Ormesson or Bernard Frank. The publication of each new issue is celebrated by the international press and they are collected with love by a great number of fans." e
goistecom

 

L'Egoïste revient en mai 2011:
"Journal qui aime à se définir lui-même comme "spasmodique", Egoïste s'est offert le luxe de disparaitre de la circulation pendant plusieurs années pour mieux revenir et affoler les amateurs. Le dernier numéro, à peine sorti, serait déjà en rupture de stock...

Cinq ans, c'est le temps qu'il aura fallu à sa créatrice, Reine-Nicole Wisniak pour offrir à ses lecteurs pointus, exigent (et patients) le 16e opus de l'aventure. 

Créé à la fin des années 70, Egoïste a toujours su tracer sa propre voie dans le luxe et la mode, notamment grâce à une liste de collaborateurs qui parle d'elle-même : Richard Avedon, Paolo Roversi, Ellen von Unwerth, Alexandre Jardin, Jean d'Ormesson ou J.M.G. Le Clézio pour la dernière parution. Mais pas que.
Objet littéraire et publicitaire atypique (les publicités des annonceurs sont repensées et imaginées par la fondatrice), Egoïste est le terrain de jeux de l'imagination et de la créativité de tous ses contributeurs. Edité à seulement 25.000 exemplaires, ce 16e numéro est donc bien parti pour rejoindre ses illustres prédécesseurs. On se souvient forcément des couv' avec Ava Gardner, soeur Emmanuelle et même Jean-Paul Sartre pour ne citer que les plus célèbres.

Pas facile à appréhender et très élitiste, Egoïste a fait de cette étiquette de revue snob et ultra-branchée sa force et son intérêt. Devenue revue collector et de collection, c'est cette culture de la contemplation, ce refus de la tendance et ce rythme personnel qui a fait se presser Warhol, Adjani ou Lindbergh au portillon. Bon retour Egoïste." Le Parisien

lui s'en va

Olhos que nos veem...

corações que nos sentem

segunda-feira, 7 de janeiro de 2013

"Os amigos não morrem"



António Lobo Antunes lembra Ernesto Melo Antunes. O melhor presente neste dia de reis: 

"Os amigos não morrem: andam por aí, entram por nós dentro quando menos se espera e então tudo muda: desarrumam o passado, desarrumam o presente, instalam-se com um sorriso num canto nosso e é como se nunca tivessem partido. É como, não: nunca partiram. E assim o Ernesto e eu voltamos a estar juntos em Santa Margarida, em África, em Lisboa, em Sintra, torna a emprestar-me a chave do apartamento em Paris, na rua Saint Dominique, no qual me enfiava umas temporadas a escrever e a fazer maldades, invejoso da estante cheia de livros da Pleiade e passeando sob os castanheiros dos Inválidos durante o verão indiano. De modo que eis-nos juntos outra vez, entre silêncios, aberturas indianas do rei e longas conversas em que ele falava muito mais do que eu, àcerca de literatura, filosofia, política. Ou seja eu falava pouco

(sempre falei pouco)

não discuto nunca, quando não estou de acordo calo-me. Se estou de acordo calo-me também. Admirava-lhe a coragem, a profunda rectidão, a honestidade. As suas ideias mantiveram-se as mesmas desde a guerra, numa fidelidade de princípios que me agradava, eu que não tenho ideias, tenho iluminações, não racionalizo, encontro. As nossas diferenças uniam-nos. Ele queria mudar a sociedade; eu, mais modesto, apenas queria mudar o mundo. Com uma caneta. E depois, ainda que não o confessássemos, vivíamos ambos mortalmente feridos de compaixão e ternura, muito bem disfarçadas, claro. Achávamos nós que muito bem disfarçadas. Já doente, por exemplo, preocupava-se imenso com uma operaçãozita de cacaracá que me tinham feito à língua. A delicadeza da sua solicitude era sempre elegante. Isto também admirava nele: a elegância, o pudor, a paixão da amizade, não mencionando o facto de ter sido sempre implacável com a ausência de carácter, a mentira, a cobardia. Um homem profundamente bondoso e, em boa parte por culpa sua, frequentemente mal entendido. Não vou, por respeito ao seu pudor, mencionar coisas íntimas, olha, vou mencionar uma, possuía uma grande capacidade de tolerância e um genuíno amor aos homens que a postura severa e a austeridade dos seus modos ocultavam. O Ernesto foi sempre uma pessoa justa eu que lia a palavra desde menino, justo, e só a compreendi totalmente à medida que o fui conhecendo. Postura severa: desfez-se inteira uma tarde, ao propor-me

- Vamos a Tavira?

e, após uma longa pausa

- Fui feliz lá, na infância.

E fomos a Tavira, ele, eu e o menino que de repente saltou do Ernesto e nos passeou na cidade no entusiasmo das lágrimas contentes, com o Ernesto a tentar calá-lo numa pressa envergonhada

- Desculpa

embora quanto mais o camuflasse maior ele aumentava de tamanho, quanto mais o cegasse no interior dos óculos mais ele via, o Ernesto

- Desculpa

aflito com a criança que morava nele, aliviando um pouco a dor de profundas raízes de um homem atormentado pelos seus demónios secretos. Diziam-no esquivo e fechado: sempre achei o contrário. Bastava olhar. O doutor João das Regras dirigindo-se ao povo de Lisboa:

- Olhai, olhai bem mas vêde.

Isto no génio de Fernão Lopes, claro. Bastava ver. Eu para o Ernesto

- Tavira é mais bonito que Paris, não é?

e o cigarro a responder por ele

- É.

E é de facto: onde nos sentimos felizes é a nossa terra natal. E notei então que para aquele sujeito, ao contrário do que sucede à maior parte das criaturas, o amor era mais do que prazeres breves e localizados. Trinta anos de amizade sem uma única mancha. Ao contrário também do que muitos supõem o Ernesto não era um civil fardado: era profundamente militar no sentido em que o meu avô o foi até à morte e se orgulhava disso: no sentido da servidão, da camaradagem e do orgulho. Sempre me irritou ouvir falar mal da tropa: a melhor recompensa que recebi na vida consiste no amor dos meus soldados, na estima dos oficiais com quem privei. Em Angola, o Melo Antunes era adorado e respeitado. Pela sua autoridade natural, pela sua alma generosa e, perdoem-me a má criação, pelos seus colhões. Ao chegarmos ao Ninda, um lugar horrível, preveniu-me

- Pendura a pila na arrecadação mas guarda os colhões

Espero tê-los guardado, não estou certo, mas ele conservou os seus. Escutei diversas vezes

- O nosso capitão tem-nos no sítio

e toda a vida os teve no sítio. Na doença, cujo fim ele sabia, nenhuma queixa, nenhum lamento, nenhuma revolta: sofreu imenso com uma dignidade absoluta. Acompanhou-me, já enfraquecidíssimo, ao enterro do meu muito querido José Cardoso Pires. Ao sairmos do cemitério um senhor importante perguntou-lhe

- Como vai, meu caro Melo Antunes?

e ele, que se amparava ao meu braço, largou-me, dilatou-se dois metros e respondeu num sorriso

- De vento em popa.

Um único comentário para mim, ao amparar-se de novo ao meu braço

- Venho de sepultar um amigo e pergunta-me como é que estou?

E assim fomos até ao automóvel: de vento em popa. Conforme eu, ao acabar este texto, sabendo que vou tornar a perdê-lo. Mas há-de existir por aí um braço e, tornando-se necessário, dilato-me dois metros. Não: dois metros dilatou-se o capitão. Dilato-me meio metro

- De vento em popa

porque sei que ele me há-de amparar."

António Lobo Antunes
"Visão", 23 de Novembro de 2012