"J'ai rencontré les deux juges aujourd'hui. Je leur ai confirmé l'existence de ce compte et je les ai informés de ce que j'avais d'ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l'intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n'a pas été abondé depuis une douzaine d'années, soit environ 600.000 €, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris.
A Monsieur le Président de la République, au Premier Ministre, à mes anciens collègues du gouvernement, je demande pardon du dommage que je leur ai causé. A mes collègues parlementaires, à mes électeurs, aux Françaises et aux Français j'exprime mes sincères et plus profonds regrets. Je pense aussi à mes collaborateurs, à mes amis et à ma famille que j'ai tant déçus.
J'ai mené une lutte intérieure taraudante pour tenter de résoudre le conflit entre le devoir de vérité auquel j'ai manqué et le souci de remplir les missions qui m'ont été confiées et notamment la dernière que je n'ai pu mener à bien. J'ai été pris dans une spirale du mensonge et m'y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords."Jérôme Cahuzac
« Portugal : Moody's a confirmé jeudi la note Ba3 du pays ainsi que sa perspective négative, évoquant une dette publique élevée et la vulnérabilité du pays à des chocs tels que la crise chypriote. Moody's évoque aussi une économie affaiblie, susceptible de se contracter encore plus que prévu cette année. Mais elle dit aussi que des progrès importants ont été accomplis en matière budgétaire. » Le 12:15 - 28/03/2013 - "Le Monde.fr"
"(…) The bombing of Baghdad ten years ago marked the beginning of another senseless American war fought for reasons that turned out not to exist, driven by wrongheaded, cockeyed, and manipulated intelligence.
We know the history. After a few weeks in which the Iraqi Army scattered without putting up much of a fight, the situation quickly got out of control. By mid-2004, with a Presidential election under way, it was clear to many that we were deep into a guerrilla war that would turn out badly and take the lives of thousands of Americans, and many times that number of Iraqis. And yet George Bush, the man who brought us there, won reelection that November.
So the question that presents itself is: What’s up with our Constitution? How could a small group of hard-line conservatives around President Bush, including Dick Cheney, Donald Rumsfeld, and a few neoconservatives so quickly throw us over the cliff? This included not only a war fought on false pretenses but also a system of torture and indefinite detention that, in far too many cases, ran against our laws and values (and was only partially checked by the Supreme Court). It’s not enough to blame it on the fear, anger, and confusion brought on by the 9/11 attacks. What happened to our press corps with its alleged independence and its commitment to the First Amendment and the values of the rest of the Bill of Rights? What about Congressional oversight- laughable in the run-up to the war, and even more laughable today, as American enters its twelfth year of its worldwide War on Terror. Is our Constitution that fragile? (…)"
(...) Vietnam. And Iraq, and Afghanistan. We have a lot of anniversaries to forget.
Foi há precisamente 35 anos que deixei Lisboa -em rescaldo da revolução- e cheguei a Orly onde nos esperava o pai da minha filha Joana. O ar que se respirava na Bastilha, onde íamos morar, era amargo: Nesse 19 de Março de 1978, a "Union de la gauche" acabara de perder a segunda volta das eleições legislativas. Valéry Giscard d’Estaing, eleito em 1974 com 50,81% de votos contra François Miterrand, iria prosseguir o septennat d'une société libérale et avancée, até Maio de 1981. A França inteira chorava mais a morte de Claude François que a maré negra causada pelo afundamento do Amoco Cadiz ao largo da costa da Bretanha. O Papa Paulo VI pedia às brigades rouges para libertarem Aldo Morocujo retrato fazia as une dos jornais. O Conselho de Segurança votava a retirada imediata de Israel do sul do Libano...
Foi nesse quadro maussade que se passaram as "retrouvailles" com o pai da Joana. Na manhã seguinte separámo-nos.
"En acceptant une taxe (...) sur les dépôts chypriotes, l'Europe a franchi une étape dont les conséquences seront dramatiques. Dans un système qui, en théorie, protège jusqu'à 100 000 euros de dépôts, on s'attaque ici de manière indiscriminée aux dépôts des particuliers quel que soit le montant. Les pensionnés et les ménages sont directement atteints.
La course sur les banques, depuis des mois, inquiète : les banques espagnoles ont vu plusieurs centaines de milliards d'euros quitter les frontières de la péninsule ibérique pour des cieux plus cléments, ou plus solides.
Risquer qu'en ce lundi matin, les déposants des pays en difficulté que sont le Portugal, l'Irlande, l'Italie ou l'Espagne, décident de transférer leurs avoirs pourrait aggraver la crise existante.
Les dépôts sont sacrésLe cœur de la confiance du public dans le secteur bancaire est la protection dont jouissent les déposants, jusqu'à un certain montant. Remettre en question cette protection est extrêmement dangereux.
De plus, rien ne prouve qu'une telle extorsion de fonds soit légale, et ne pourrait pas être remise en question devant la Cour de justice européenne. Qui plus est, une telle action et la manière sauvage dont elle a été mise en place avant même d'être approuvée par le parlement chypriote, représentent une décision dont la moralité est hautement douteuse. Il ne s'agit pas d'expropriation mais d'extorsion de fonds, de confiscation d'actifs, sous forme de taxation. Ce précédent pourrait avoir des conséquences dramatiques et rendre la solution de futures crises bancaires quasi impossible. Les chefs d'État et les ministres des finances, dans toutes les crises, ont affirmé haut et fort que les déposants n'avaient rien à craindre. Ils viennent, lors de leur réunion de Bruxelles, de renier leur parole. (...)
Comme ce sont les chefs* d'Etat et de gouvernement qui ont pris cette glorieuse décision la semaine passée, ils sont requis de répondre à la question : l'Europe respecte-t-elle les dépôts des particuliers ou les déposants européens doivent-ils les transférer massivement hors d'Europe? L'Europe a franchi une étape dangereuse. La confiance est rompue. Même si Chypre devait revenir sur cette décision, les apprentis sorciers qui nous gouvernent ont rompu le pacte de confiance entre leurs citoyens et l'Union Européenne. Le mal est fait, et le Roi est nu. Il est tenu de s'expliquer et d'assumer ses responsabilités." "Chypre : l’Europe confisque une part des dépôts bancaires" par George Ugeux in "Démystifier la Finance", Le Monde.fr
« (...) Le vote du Bundestag Le SPD avait prévenu qu'il fallait faire un exemple avec Chypre pour qu'il accepte de voter l'aide européenne au Bundestag. Or, sans le SPD, Angela Merkel ne dispose pas sur les questions européennes de sa propre majorité. L'aide à Chypre n'aurait donc eu aucune chance d'obtenir le feu vert nécessaire du Bundestag. Les Sociaux-démocrates avaient fait un principe de la participation à l'aide de l'argent russe à Chypre, supposé mafieux. Un PSI n'aurait guère fait mal au portefeuille des Russes. Il fallait donc frapper les dépôts. Et comme le gouvernement chypriote voulait limiter à 10 % la ponction pour ne pas réduire à néant la réputation du système financier chypriote (ce que même les 10 % pourraient bien faire), il a fallu élargir la base de la taxe et frapper les résidents et tous les déposants." (...) "Chypre : Pourquoi l'Europe a-t-elle choisi de taxer les dépôts plutôt que de faire "payer" les banques" in La Tribune
* "The Eurogroup held a teleconference this evening to take stock of the situation in Cyprus.
I recall that the political agreement reached on 16 March on the cornerstones of the adjustment programme and the financing envelope for Cyprus reflects the consensus reached by the Cypriot government with the Eurogroup. The implementation of the reform measures included in the draft programme is the best guarantee for a more prosperous future for Cyprus and its citizens, through a viable financial sector, sound public finances and sustainable economic growth.
I reiterate that the stability levy on deposits is a one-off measure. This measure will - together with the international financial support - be used to restore the viability of the Cypriot banking system and hence, safeguard financial stability in Cyprus. In the absence of this measure, Cyprus would have faced scenarios that would have left deposit holders significantly worse off.
The Eurogroup continues to be of the view that small depositors should be treated differently from large depositors and reaffirms the importance of fully guaranteeing deposits below EUR 100.000. The Cypriot authorities will introduce more progressivity in the one-off levy compared to what was agreed on 16 March, provided that it continues yielding the targeted reduction of the financing envelope and, hence, does not impact the overall amount of financial assistance up to EUR 10bn.
The Eurogroup takes note of the authorities' decision to declare a temporary bank holiday in Cyprus on 19-20 March 2013 to safeguard the stability of the financial sector, and urges a swift decision by the Cypriot authorities and parliament to rapidly implement the agreed measures.
The euro area Member States stand ready to assist Cyprus in its reform efforts on the basis of the agreed adjustment programme”. Statement by the Eurogroup President on Cyprus, 18/03/2013
"(…) 2012 n’a pas été une année faste pour les femmes en Europe. Pas de nouvelle femme élue à la tête d’un Etat ou d’un gouvernement, pas de femme non plus à la Banque Centrale européenne, des obstacles en tous genres pour vider de sa substance le projet de directive de la Commission européenne qui souhaite proposer un objectif de 40% de femmes dans les conseils d’administration, des inégalités entre les hommes et les femmes qui continuent de se creuser: rien n’incite vraiment à l’optimisme.
L’Europe se vit encore largement au masculin même si la situation est un peu meilleure dans cette partie du monde qu’ailleurs. Les femmes ne peuvent donc compter que sur elles-mêmes pour se sortir de la place « étroite » que l’on veut bien leur accorder et où on veut les cantonner. Elles ne s’y sont d’ailleurs pas trompées. A force d’entendre les beaux discours des décideurs qui ne sont que rarement suivis d’effets, elles ont décidé de s’organiser.
Les réseaux de femmes se sont multipliés. Pas pour échanger de bonnes recettes culinaires ou pour parler chiffons, mais plutôt pour définir quelques stratégies pour bousculer l’ordonnancement établi par les hommes, sur lequel ils veillent jalousement de peur d’en être dépossédés. Mais surtout pour montrer qu’elles existent, qu’elles valent aussi bien que les hommes et apprendre à ces derniers à cohabiter et à partager le pouvoir.(…)" in « Vers une Europe plus féminine » par Pascale Joannin, Fondation Robert Schuman
"Dando voz ao desejo, tantas vezes expresso dos amigos e admiradores de Hermínio da Palma Inácio, um grupo de antigos companheiros resolveu avançar com o projecto de edificação dum monumento comemorativo da sua fuga, no Largo Soares dos Reis, no Porto.
O projecto, cuja fotomontagem pode ver aqui, já foi aprovado pela Câmara Municipal do Porto e é da autoria do escultor Joaquim Álvares de Sousa.
Nos tempos que correm, homenagear e relembrar a coragem de PALMA INÁCIO é um pequeno nada nas nossas vidas, que pode ser uma muito grande ajuda para o nosso ânimo colectivo.
Para poder levar a bom termo este propósito, teremos de juntar, até finais de Março, uma quantia próxima dos quinze mil euros e necessitamos da contribuição de todos.
Graças à solidariedade sempre manifestada por todos quantos se sentiram orgulhosos do seu exemplo e agradecidos pelo seu combate pela nossa libertação, confiamos no sucesso desta iniciativa. E, como há verbas que têm de ser disponibilizadas de imediato, apelamos a que nos façam chegar o mais rápido possível a vossa contribuição.
Assim:
1. Para o efeito, existe uma conta com o nº 0214025424200, aberta na Caixa Geral de Depósitos, NIB 003502140002542420072, IBAN PT50003502140002542420072 e BIC CGDIPTPL, que servirá exclusivamente para este fim e de cujo movimento será dado conhecimento detalhado, à medida que as contribuições forem chegando, a todos os que contribuam e o desejem.
3. A contribuição pode ser feita em fracções, cujos prazos de entrega deverão ser inicialmente programados por um prazo que não deve ir além do fim de Março de 2013.
4. A inauguração do referido memorial está prevista para 11 de Maio de 2013.
Certos da vossa resposta a este apelo, recebam as nossas saudações democráticas e sempre solidárias.
AMIGO! CONTAMOS COM O TEU CONTRIBUTO!
CONTA DA CAIXA GERAL DE DEPÓSITOS: Nº da Conta – 0214025424200 NIB – 003502140002542420072 IBAN – PT50003502140002542420072 e BIC – CGDIPTLP (no estrangeiro)
"Este poema interrompido ficou escrito num guardanapo de papel do café em que todos no encontrávamos para falar da Revolução. Ao arrumar livros, caiu-me hoje o poema nas mãos e refez-se por um momento a máquina do mundo, neste eixo de quarenta anos".
diz ERA UMA VEZ:
"levantado do chão" o teu poema ganha asas de triste actualidade que cada maré de hoje seja um tsunami de coragem e de grito à liberdade
A razão há-de ter de novo força antes que seja demasiado tarde.."
acrescenta a "velha senhora":
"pra rimas já dei hoje há é ação manifestação eu lá estarei a grei contra a 'lei' connosco os verei? hei??? hei!!!"
reponde Helena Sacadura Cabral:
"Encantada com os poetas Daqui e da revolução. E mais ainda com os portugueses Que aguentam os patetas Que nos governam, às vezes. Sem senso nem razão E nos roubam o pão!
"É deste povo que me orgulho. Não da Europa que nos esfola. Nem da Merkel que nos engana Nem da América de Obama. Gosto é de Portugal Meu país, minha terra, Minha gente afinal. Vão-se estes, venham outros Para aliviar nosso mal!"
...
"J’aimais Stéphane Hessel. J’aimais l’élégance de ce grand homme, costume trois pièces impeccable, danseur diabolique, sourire d’enfant nonagénaire, cabotinant avec plaisir sur les nombreuses scènes où il était invité et acceptait toujours de parler. J’aimais la gauche qu’incarnait Stéphane Hessel, forgée par la guerre, trempée dans les principes du Conseil national de la Résistance et l’esprit fondateur de l’ONU. Une gauche morale, oui, oui, oui, et oui : morale, qui s’assumait puissamment comme telle, structurée par les principes et la soif d’action, les idées et la volonté de changer le monde. De la ligne esquissée par cette gauche singulière, radicale et conviviale, Stéphane Hessel ne dérogea jamais : aux côtés des sans-papiers, du Réseau Education sans frontières ou du mouvement des profs «désobéisseurs», dans ses dialogues sur l’écologie et même rue de Solférino, au Parti socialiste, où il s’était récemment prêté avec gourmandise au jeu des courants et des motions. Pour tout cela, beaucoup qui furent de gauche avant de passer avec hargne et bagages dans la boutique idéologique d’en face le caricaturèrent en apôtre de la «bien-pensance» et du «politiquement correct», ces mots idiots dégainés sous le nez de ceux qui restent fidèles à eux-mêmes. Le succès foudroyant de l’opuscule Indignez-vous ! aggrava les choses, Hessel se trouvant doublement accusé d’être le gourou cucul d’une génération de jeunes crétins et le critique antisioniste, voire pire, de l’Etat d’Israël. La sympathique légèreté de la brochure, intéressante comme phénomène d’édition car vendue à plusieurs millions d’exemplaires à travers le monde, ne méritait évidemment ni l’enthousiasme ni l’ire qu’elle déclencha. Hessel le martela par la suite : l’indignation n’est que la condition de possibilité d’un engagement politique structuré, ou un feu de paille inutile ; Israël, création du droit international, se grandirait à le respecter en accordant aux Palestiniens un Etat dans les frontières qu’exige l’ONU.
J’aimais Stéphane Hessel parce qu’il considérait que le trait d’union de toutes ses vies était l’amour. L’amour qu’il reçut de sa mère, à la vie, au destin cinématographique. L’amour de la vie et du combat, de la résistance quand tout semble perdu, de la puissance qui réside dans chaque individu, du partage cosmopolite des beautés du monde. L’amour, passion solaire contre toutes les passions tristes, qui permet de persévérer dans l’être et d’avancer, de s’augmenter, de vivre et de voir plus largement. Hessel, ces derniers mois, en parlait simplement. Comme s’il fallait se concentrer sur l’essentiel. Etrange magie suscitée par ces propos quand, prononcés en public, ils esquissaient un chemin de vie cohérent où passion personnelle et civique, sphère publique et intime, souci de soi et des autres, semblaient s’articuler simplement. J’aimais Stéphane Hessel parce qu’il incarnait l’idée de la vie bonne, théorique sous la plume des philosophes, éblouissante pour ceux qui l’ont rencontré ou vu intervenir un peu partout en France et dans le monde. Une vie belle, une vie longue, une vie poétique, en compagnie de son cher Apollinaire qu’il citait sans cesse : «J’ai cueilli ce brin de bruyère / L’automne est morte souviens-t’en / Nous ne nous verrons plus sur terre / Odeur du temps brin de bruyère / Et souviens-toi que je t’attends.»"
Stéphane Frédéric Hessel, né le 20 octobre 1917 à Berlin et mort le 27 février 2013 est un diplomate, ambassadeur, résistant, écrivain et militant politique français.
Né allemand, Stéphane Hessel arrive en France à l’âge de 8 ans. Naturalisé français en 1937, normalien, il rejoint les forces françaises libres en 1941 à Londres. Résistant, il est arrêté et déporté à Buchenwald puis à Dora, et ne doit la vie qu’à une substitution d’identité avec un prisonnier mort du typhus et à son évasion.
Il entre au Quai d’Orsay en 1945, et fait une partie de sa carrière diplomatique auprès des Nations unies (dont le siège est, à l'époque, installé en France, à Paris, au Palais de Chaillot), où il assiste comme témoin privilégié à la constitution de la charte des droits de l’homme et du citoyen. Homme de gauche et européen convaincu, il est ami de Pierre Mendès France et Michel Rocard.
Stéphane Hessel est connu du grand public pour ses prises de position concernant les droits de l’homme, le problème des « sans-papiers » et le conflit israélo-palestinien, ainsi que pour son manifeste Indignez-vous !, paru en 2010, au succès international.
(…)
En 2010, Stéphane Hessel publie son manifeste Indignez-vous ! dans lequel il encourage les générations montantes à conserver un pouvoir d'indignation. « La pire des attitudes est l'indifférence » écrit-il. Il y dénonce le système économique actuel fondé sur le profit individuel et propose un partage des richesses plus équitable. Il consacre également une grande partie du livre au conflit israélo-palestinien, prône l'insurrection pacifique et l'espérance.
Son livre vendu à plus de 4 millions d'exemplaires dans près de 100 pays est à l'origine des mouvements des indignés qui ont émergé en Espagne, Grèce et États-Unis. L'intérêt suscité par cet ouvrage et son retentissement amènent Stéphane Hessel à approfondir son propos dans deux publications complémentaires : Engagez-vous ! et Le Chemin de l'espérance*. (...)
"Caméra à l'épaule, Tony Gatlif s'est infiltré pour son dernier film, "Indignados", dans les foules européennes "indignées" du printemps 2011 qui, d'Athènes à Madrid, ont conspué les banquiers, les riches en général, les repus, les blasés. Il s'est pour celà inspiré du livre "Indignez-vous" de Stéphane Hessel, 94 ans, ancien résistant et diplomate qui encourage au soulèvement pacifique contre l'injustice. Son livre a été traduit dans 30 pays et brandi comme un nouveau "Petit Livre" inspirant. Interview de Stéphane Hessel, à propos du film "Indignados". Conférence de presse de Tony Gatif, le réalisateur, qui explique son "point de vue".
*"Il y a un an déjà, l'étincelle Indignez-vous ! crépitait dans la nuit, embrasant petit à petit une série de révoltes planétaires... « Quel ouragan avais-je déclenché ! » se souvient Stéphane Hessel. Dans Tous comptes faits... ou presque (éd. Libella/Maren Sell), l'ancien diplomate revient sur sa traversée du siècle, ses rencontres et ce qu'il sait de la poésie, de l'amour ou de la philosophie. Une tentative pour « faire les comptes » de sa vie. Mais le temps du retrait mélancolique n'est pas encore venu. Car l'auteur récidive avec un autre essai, au titre nettement plus pacifié que son libelle inflammable : Le Chemin de l'espérance, écrit à quatre mains avec son ami Edgar Morin. Les deux nonagénaires (Hessel est né en 1917, Morin en 1921) allient leur sagesse et appellent de leurs voeux « une politique de l'humanité ». Sous couvert de pensée complexe, ils ne manquent pas d'enfiler aussi quelques perles ni-ni : « Il faut savoir à la fois mondialiser et démondialiser », « Le temps est venu de dresser la liste de ce qui doit croître et de ce qui doit décroître ». « L'Europe devrait continuer à développer en son sein les comportements humanistes », conseillent-ils encore." inTélérama
Autres interviews de Stéphane Hessel ici, ici et ici. Et ne manquez pas ceci aussi.
"Après une année d'austérité, plus de la moitié des électeurs se sont ralliés aux plates-formes anti-européennes de Silvio Berlusconi et de Beppe Grillo, grand vainqueur du scrutin".
(…) "l’électorat italien, en donnant plus de 50 % des sièges sénatoriaux à deux bouffons, dont l’un est un artiste et l’autre un dépravé sexuel malhonnête, a envoyé un message dangereux. Nous sommes arrivés au stade où les politiciens italiens ont tellement perdu leur crédibilité que la commedia dell'arte est préférée à la gestion de l’Etat.
Devrons-nous rappeler à nos amis transalpins la fable de La Cigale et la Fourmi, chère à Jean de la Fontaine ? Comment un peuple qui a eu le destin de l’Europe entre ses mains dans l’Antiquité, et donne des artistes, des écrivains et des penseurs parmi les plus exceptionnels de l’Europe, a-t-il pu exprimer un tel vote de dégoût. Ce n’est même plus du populisme, c’est un rejet qui contient les ferments d’une évolution qui n’exclut pas l’insurrection".(…) In « Démystifier la finance », blog de Georges Hugeux – Le Monde
“Há dias, num hotel luxuoso de Cascais, uma jovem socialista de cabelo à la garçonne e voz insinuante partiu os pratos num encontro entre os seus. A espanhola Beatriz Talégon, de 29 anos, líder internacional dos jovens socialistas, baralhou o tradicional calendário - "revolucionário, aos 20 anos, social-democrata, aos 40" - e, a meio caminho, interpelou, com ganas radicais, os velhos socialistas: "A sério, queremos falar aos cidadãos a partir de um hotel de 5 estrelas de Cascais e chegando em carros de luxo?!" Os "velhos" Seguro, Papandreu, Ségolène Royal e outros antigos, atuais e futuros governantes não deram devida conta ao discurso da jovem, mas ele caiu no YouTube e tornou-se viral, visto por centenas de milhares de pessoas. A cara fresca ajudou mas a exposição da contradição foi o principal: como é que estes tipos nem tentam enganar? Ter Talégon falado numa reunião da Internacional Socialista potenciou o escândalo (esquerda e luxo fazem maior contraste), mas o grito dela podia ser para todos os políticos, também os de direita, que pretendem convencer o povo: como é que vocês, nestes tempos de crise, nem fazem pelo menos de conta?! Neste sábado, Beatriz Talégon foi a uma manifestação contra os despejos de inquilinos, em Madrid. E foi expulsa pelos extremistas que viram nela só a militante de um partido do centrão... Só se confirmam as palavras da jovem espanhola: os tempos estão perigosos e os de cima, cegos.”
"L'Europe découvre avec stupéfaction qu'une viande de cheval roumain, vendue par des négociants chypriote et néerlandais, se change en boeuf entre Bucarest et les supermarchés de Londres, Oslo et Paris – qui croyaient naïvement vendre des lasagnes "pur boeuf". Elle avait découvert en 2008 avec la même horreur que les prêts hypothécaires américains à haut risque, les subprimes mitonnés par de petits génies de la finance, entraient dans la composition de produits financiers "toxiques" vendus par de respectables banques à des clients ignorant tout de leur dangerosité.
La complexité croissante des marchés sous l'effet de la mondialisation qui se rit des frontières, la concurrence exacerbée et l'entrelacs des systèmes de production créent de plus en plus d'incertitudes. Chaque pièce de chaque puzzle repose sur un savoir de plus en plus pointu et détenu par un nombre de plus en plus réduit d'individus. En dépit de l'accumulation des connaissances, la maîtrise des risques que nous créons apparaît de plus en plus hasardeuse.
Ce qui est vrai dans l'agroalimentaire ou la finance l'est aussi dans l'aéronautique, où une merveille technologique comme le Boeing 787 est cloué au sol parce que ses énormes batteries lithium-ion se révèlent défaillantes. Quelques mois avant sa certification, un directeur de recherche au CNRS alertait dans ces colonnes sur l'instabilité thermique de ce type d'accumulateurs : la connaissance du risque existait bel et bien. L'avionneur et son autorité de certification ont préféré nier l'incertitude.
Face à ces comportements dangereux, deux attitudes sont exclues. L'idéalisme, d'abord. Le protectionnisme réclamé par une députée conservatrice britannique souhaitant interdire toute importation de viandes en provenance du continent est impraticable. L'architecture de l'économie mondiale et la généralisation des chaînes de valeur rendent invivable la fermeture des frontières : l'interdépendance est si avancée qu'une telle mesure se retournerait contre son initiateur.
Mais le laisser faire ne serait pas moins redoutable. Les lasagnes mensongères, les produits financiers toxiques et les batteries aléatoires minent la confiance, sans laquelle il n'y a pas de croissance. Pas de croissance sans confiance, et pas de confiance sans réglementations et sans contrôles. On croyait ces codes de conduite en place et respectés. Il n'en est rien.
Le directeur France de Findus a déclaré qu'il ne pouvait "contrôler chaque ingrédient", et Benoît Hamon, ministre délégué à la consommation, qu'il ne pouvait "mettre un fonctionnaire derrière chaque pain de viande". Il leur faudra pourtant renforcer la traçabilité des produits, car la mondialisation des risques appelle une mondialisation des surveillances, pour éviter que malfrats, cupides et inconscients ne se défaussent de leurs responsabilités sur leurs contemporains."
"En ces temps de crise, on ne peut décidément compter sur personne. McGraw-Hill, la maison mère de l’agence de notation financière Standard & Poor’s (S & P), vient de se faire dégrader par l’un de ses concurrents, Fitch. «Les récents événements ont accru les risques», argumente froidement l’agence américaine, propriété du Français Marc Ladreit de Lacharrière. Les «événements» se résument à la plainte déposée lundi 4 février par le département américain de la justice contre S & P. Le ministère réclame 5 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros) à l’agence pour avoir eu la note un peu généreuse sur quantité de produits dérivés de crédits au moment de la crise des subprimes.
Au regard de la promptitude de la réaction de Fitch, on croirait presque que les leçons de la crise ont été tirées. L’ironie de l’histoire est que l’agence est d’autant plus détendue pour noter son principal concurrent qu’elle ne semble pas dans le collimateur de la justice américaine. La commission parlementaire, qui avait enquêté en 2011 sur le rôle des agences de notation financière pendant la crise des subprimes, n’avait d’ailleurs même pas pris la peine d’entendre les représentants de Fitch. Selon des sources proches du dossier citées par Reuters, les juristes de l’Etat fédéral considéreraient que cette agence, du fait de son rôle beaucoup plus modeste aux Etats-Unis, ne devrait pas être inquiétée.
Deux poids, deux mesures? Pas tout à fait. Car le troisième larron, Moody’s, ne perdrait rien pour attendre. Selon les mêmes sources, cette agence devrait très prochainement en prendre pour son grade. De quoi rassurer ceux qui s’étonnaient que S & P trinque pour tout le monde, alors que visiblement les concurrents avaient le triple A aussi facile sur des produits financiers qui se sont révélés par la suite hautement toxiques. Des poursuites, il y en aura aussi pour Moody’s. Simplement, il fallait bien un début pour enquêter, et c’est tombé sur S & P.
Les limiers de Fitch sont déjà dans les starting-blocks au cas où le tour de Moody’s viendrait. La Bourse, elle, s’est déjà fait une opinion: l’action de l’agence a dégringolé de 15% (25% pour McGraw-Hill), alors qu’il n’existe pas encore le début du commencement d’une plainte.
En attendant, S & P s’est attaché les services de John Keker pour prouver sa bonne foi. Cet avocat a connu son heure de gloire en défendant Andrew Fastow, l’ex-patron d’Enron, et plus récemment… Lance Armstrong. Le triple A est-il au capitalisme ce que l’EPO est au cyclisme? C’est toute la question." in "Pertes & Profits", blog du Le Monde.fr
""Peine de mort pour la guillotine". C'était une promesse de campagne de Mitterrand, mais c'est le ministre de la Justice, Rober Badinter, qui entre dans l'histoire. Il ouvre le débat le 17 septembre à l'Assemblée nationale sur son projet de loi d'abolition de la peine de mort. Le 9 octobre 1981, la loi est promulguée. "
09/05/1988
Mitterrand réelu
11/11/1989
La chute du mur de Berlin
22/04/2002
""NON”. “Affreux”, titre l’édito de Serge Jully. Des dizaines, des milliers de personnes sont descendues dans la rue alors que se confirmait dans la soirée la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour. Lionel Jospin, battu de 1,04 point, a annoncé, à 22 h 20, qu’il se retirait définitivement de la vie politique."
"Le Prix du meilleur album du 40e Festival international de la bande dessinée est allé au deuxième tome du best-seller Quai d'Orsay, Chroniques diplomatiques (Dargaud) de Christophe Blain (dessin) et Abel Lanzac (scénario)" in "Le Monde"
No intervalo do almoço da passada quinta-feira, corri ao Grand Palais para rever, provavelmente pela ultima vez, alguns dos quadros da exposição de Edward Hopper que termina hoje.
Na sua vasta obra,
sós ou acompanhadas, as personagensde
Hopper patilham uma profunda solidão. Alheios ao sol que entra, obliquo, pelas janelas, os
amantes permanecem figés no tempo e no espaço sombrio a que Hopper soube dar luz e cor.
"O valor das coisas não está no tempo em que elas duram Mas na intensidade com que acontecem. Por isso existem momentos inesquecíveis, coisas inexplicáveis e pessoas incomparáveis"
Em tempo: Esta citação é falsamente atribuida a Fernando Pessoa e "corre" na net como tal. Publiquei-a sem ter tido o cuidado de verificar a sua autenticidade. Mea culpa!
Procurei e encontrei uma outra resposta aqui:
"Falsas Atribuições:
""O valor das coisas não está no tempo que elas duram, mas na intensidade com que acontecem. Por isso existem momentos inesquecíveis, coisas inexplicáveis e pessoas incomparáveis."" Não consta em: OBRAS COMPLETAS de Fernando Pessoa : http://pt.wikiquote.org/wiki/Fernando_Pessoa
A tord ou à raison, aparece também como sendo de Fernando Sabino.
A tempo: A velha senhora amiga, sempre atenta, voltou, leu e comenta:
"Desculpe, cara Helena Oneto, mostrei a citação à minha velha amiga - que se gaba de saber mais do 'seu' Poeta que de medicina!!! (Eu só sei que tem em casa uma 'pessoana' de respeito e que a vejo a consultá-la sempre que lá vou). Pois a senhora garante que Fernando Pessoa não escreveu tal coisa: que isso nem é poesia, e que também não é prosa que se lhe possa atribuir. Desculpe lá, mas a senhora é categórica. Por mim, não sei que diga".
O embaixador Francisco Seixas da Costa deixou ontem Paris a caminho de Lisboa. Um absurdo 'limite de idade' pôs termo às funções do melhor embaixador que Portugal teve em Paris. FSC inovou, incentivou e criou novos conceitos de diplomacia. Fê-lo com profissionalismo, generosidade e brio. A sua carreira de diplomata e o seu contributo como secretario de estado foram brilhantes e coroados de êxitos.
Tive o prazer de ser convidada à recepção de despedida do encantador casal Seixas da Costa que decorreu na embaixada no dia 18 de Janeiro. Foi uma soirée muito simpactica com boa musica e muitos amigos.
No seu excelente blog "Duas ou Três Coisas", Francisco Seixas da Costa descreveu essa despedida notexto que transcrevo:
"Estes têm sido, como é natural, os dias das despedidas, dos amigos e dos conhecidos. É um ciclo por que já passámos outras vezes e que sempre nos dá alguma medida daquilo que, ao longo de cada posto, fomos criando de relação pessoal e profissional. É um período algo "stressante" mas muito agradável, em que nos damos conta de que talvez devêssemos ter passado mais tempo com essas pessoas. Mas a vida é o que é.
Ontem, ao final da tarde, mais de duas centenas de amigos tiveram a amabilidade e a simpatia de afrontar a temperatura negativa e a neve que cobria as ruas de Paris, para virem juntar-se a nós num encontro, não de "adieu" mas de "au revoir". Tive então oportunidade de assumir, perante eles, que nós, os diplomatas, somos uns verdadeiros privilegiados. Menos por aquilo que os sinais exteriores indiciam mas, muito mais, pelas oportunidades que fomos tendo, ao longo desta vida errante, de conhecer gente diferente, muitas pessoas interessantes, oriundas de outras culturas e com diversas perspetivas de vida. Guardamos para a vida amigos de imensas nacionalidades, alguns com quem mantemos relações regulares, outros que fomos reencontrando, outros que cruzamos a espaços, com o email e o facebook a ajudar. Essa é a verdadeira riqueza que se acumula numa carreira como a nossa, a qual, no meu caso, se suspende no final do mês.
Com boa música à mistura - Irene Lima no violoncelo, Adriano Jordão ao piano -, juntámos algumas das muitas pessoas que Paris nos proporcionou o ensejo de conhecer. Sentimos pena por não ser possivel ter conosco todos quantos nos ajudaram a transformar este nosso posto de Paris na bela jornada profissional e humana que foi. Mas cada um sabe bem o que lhe devemos.
Dei comigo a pensar que é muito interessante olhar, em perspetiva, para esse círculo de relações. Os embaixadores são diferentes uns dos outros, nas ideias, na forma de estar, nas opções que tomam. Tudo isso ajuda a defini-los, pela positiva e pela negativa. São medidos no plano profissional, desde logo por Lisboa, mas também pelos diversos setores que se ligam às embaixadas: comunidade, empresários, meios culturais, imprensa e, também, pelos estrangeiros, os outros diplomatas, autoridades e amigos locais de Portugal. Mas são igualmente avaliados no plano humano, pelo que projetam, pelo que dizem, pelo modo como se relacionam. É assim, em toda a parte.
Não conheço nenhum embaixador que, em algum posto, tenha feito a unanimidade. Há quem goste de nós, como haverá sempre quem nos olhe de forma distante, às vezes por nossa culpa, outras por falta de empatia ou por alguns terem sentido que lhes não foi dada a importância a que achavam ter direito. É a lei da vida. No que me toca, e por onde passei, tentei sempre garantir duas coisas. Em primeiro lugar, que os interesses portugueses fossem protegidos: a imagem do país, os interesses económicos, os valores culturais, a defesa dos direitos das comunidades, a manutenção de uma interlocução positiva e eficaz com as entidades locais. Mas cuidei também, sempre, em que, no plano pessoal e humano, fosse possível manter uma relação com as pessoas de onde transparecesse o respeito que devemos aos outros, a cordialidade que há que transmitir na relação com terceiros. Se consegui, ou não, fazer isso, não me compete a mim dizê-lo.
Ontem à tarde, nos dourados quase aristocráticos da rue de Noisiel, não deixei de recordar - talvez para surpresa de alguns - que, ao longo de todo este tempo em Paris, nunca me deixei de considerar embaixador de "todo" o Portugal que por aqui está, desde logo, e a começar, por quantos vieram para França em condições muito difíceis, em registos de tragédia e de aventura humana que o país não tinha o direito de lhes exigir. E, por isso, ao lado de embaixadores estrangeiros, de empresários portugueses e franceses, de figuras gradas da vida social e política parisiense, tivemos o gosto de ter conosco amigos que vieram para França "a salto", que viveram no "bidonville" de Champigny, que por aqui passaram "as passas do Algarve" ou que são oriundos dessa geração. Gente de todas - de todas! - as cores políticas, de todos os estratos sociais. Hoje, simplesmente, amigos.
No final, confesso que gostei muito que a última música, escolhida e interpretada pelo Adriano Jordão e pela Irene Lima, tivesse sido de Fernando Lopes-Graça. Uma canção popular transmontana".
Francisco Seixas da Costa deixa muitas amizades em França. Tenho o privilégio de ser uma delas.
"Quatorze départements de l’Ile-de-France, du Centre et des Pays de Loire, étaient encore placés ce lundi matin en vigilance orange neige et verglas, a annoncé Météo France. Les conditions de circulation pourraient devenir rapidement très difficiles sur l’ensemble du réseau. la vigilance orange a été maintenue pour Paris et la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) ainsi que pour la Seine-et-Marne, les Yvelines, l’Essonne et le Val d’Oise. En fin de nuit l’épisode neigeux devait concerner l’Ile-de-France".