domingo, 29 de setembro de 2013

Votar

(do latim) exprimĕre

"On a été chassés du paradis"


"Aujourd'hui encore, Ines ne regrette pas ses choix. "J'ai le sentiment de mieux servir le Portugal en travaillant pour le ministère du budget que pour le monde de la finance", assure cette jolie rousse, allure impeccable, attablée dans un petit bistrot du Vieux Lisbonne. Pourtant, quand, en 2010, elle quitte son travail de "back office" (le contrôle des opérations financières) dans un fonds d'investissement - "un boulot bien payé, 2 000 euros par mois, sans compter les primes d'été et de Noël" -, c'est d'abord pour avoir une vie plus tranquille et "profiter de [sa] fille". Tant pis si son salaire doit baisser. Son mari, employé dans une ONG, gagne bien sa vie. La voilà donc au ministère des finances : 1 200 euros mensuels sur quatorze mois pour contrôler la bonne exécution du budget.

Aujourd'hui, sa fille a 7 ans, et elle ne la voit pas davantage. Avec la crise des finances publiques portugaises et la mise sous tutelle du pays par les créanciers internationaux, son travail est devenu ultrastratégique. Et il n'est pas rare qu'elle s'éternise à son bureau jusqu'à 2 heures du matin, assistant, actrice et victime à la fois, aux coupes que le gouvernement de centre droit de Pedro Passos Coelho (PSD) fait subir à l'Etat-providence.
Dimanche 29 septembre, pour les élections municipales, Ines ira "bien sûr"voter. Pour un parti d'opposition, "sans hésitation". A en croire les sondages, elle ne sera pas seule à vouloir sanctionner le PSD et ses mesures jugées plus "troïkistes que la troïka". Le temps est loin où, comme nombre de ses concitoyens, Ines était d'accord pour contribuer à l'effort national et obéir à la troïka des bailleurs de fonds du Portugal (Fonds monétaire international, Commission et Banque centrale européenne).
Il faut dire que ses conditions de vie ne se sont pas franchement arrangées. En janvier 2011, Ines a échappé à la réduction jusqu'à 10 % des salaires des fonctionnaires qui ne frappait que ceux gagnant plus de 1 500 euros par mois. Mais, en novembre de la même année, elle a su qu'elle devrait renoncer pour un an à ses treizième et quatorzième mois. Elle n'est pas près d'être augmentée et ses cotisations pour l'assurance-santé sont passées de 1,5 % à 2,25 % de ses revenus.
Cette année encore, la jeune femme aurait dû renoncer à ses treizième et quatorzième mois, si la Cour constitutionnelle n'avait mis le holà en invalidant la mesure. Ines est fatiguée de ces efforts qu'on leur demande sans cesse, à elle et à ses collègues fonctionnaires. "Le gouvernement fait cela avec joie, par idéologie", enrage-t-elle. "Verser nos treizièmes mois n'aurait pas fait dévier le budget. Je suis bien placée pour le savoir !"
"LE FAR WEST"
En dépit du frémissement de la croissance, le chômage reste massif et les déficits excessifs. "Parmi ces citoyens en colère, les "petits soldats de la fonction publique" sont en première ligne. "Hausse d'impôt ou réduction des dépenses, on paie", résume Ines. Beaucoup s'effrayent aussi, qu'à travers les fonctionnaires, on cherche à baisser les salaires de tous et à rogner dans l'Etat-providence. "On est en train de détruire quarante ans de progrès social", s'alarme Catarina Marcelino. Employée dans les services sociaux de la mairie de Lisbonne, cette femme de 42 ans ramène maintenant sa marmite à la mairie "pour économiser le repas du midi", dit-elle.
Dans la jeune démocratie portugaise, on reste hanté par la peur de revenir à ces années de misère où le pays était considéré comme un sous-développé de l'Europe. Pour l'éviter, l'espoir, c'est la Cour constitutionnelle. Sollicitée par les partis de gauche, elle retoque, les unes après les autres, les mesures de rigueur présentées par M. Passos Coelho pour réduire le déficit.
"Heureusement qu'elle est là ! Ça devient le Far West ici", souffle Ines de Medeiros, député et candidate (PS) à la présidence de l'assemblée d'un arrondissement de Lisbonne. Pour l'artiste et femme politique, il ne fait aucun doute que le gouvernement veut faire du Portugal un pays "low cost" et mettre au régime un Etat qui serait "gorduras", plein de "graisse" et gorgé de fonctionnaires paresseux et bien payés.
La vérité est plus nuancée... Certes, les dépenses publiques ont beaucoup augmenté avant la crise. Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques, elles sont passées, entre 2001 et 2011, de 43,1 % à 49,4 % du produit intérieur brut (PIB). Et placent le Portugal au 13e rang, derrière la France où les dépenses publiques frisent 55,5 % du PIB.
Quant aux rémunérations des fonctionnaires, elles sont inférieures à la moyenne pour les professions de secrétariat et relativement plus élevées pour d'autres catégories, comme les officiers de police et assimilés.
"On a été chassés du paradis, il faut payer pour y entrer à nouveau", pense Joao Duque, professeur à l'ISEG à Lisbonne. "Mais la bonne méthode pour cela, ce n'est pas de faire des coupes aveugles dans les dépenses publiques comme fait le gouvernement", dit-il, plaidant pour réformer l'Etat, et non pour l'amputer." 

"Portugal : la crainte du déclassement", par Claire Gatinois (Lisbonne, envoyée spéciale), Journaliste au Monde

sábado, 14 de setembro de 2013

REVELATION

Corset en marqueterie de parchemin de chevreau





REVELATIONS est un rendez-vous emblématique et fondateur pour le secteur des métiers d’art français et international.
Près de 300 artisans d’art, manufactures d’art, galeries d’art et maisons d’excellence françaises et internationales, dévoilent leur savoir-faire dans ce lieu d’exception. Moment unique de rencontre, d’échange et de partage entre les professionnels, les collectionneurs, les amateurs d’art et le grand public.

Du 11 au 15 septembre 2013 au Grand Palais

terça-feira, 10 de setembro de 2013

domingo, 8 de setembro de 2013

sábado, 7 de setembro de 2013

Eleições

"Anuncio em primeira mão que vou ser candidato ao município de Nenhures. Nenhures é uma povoação simpática que fica na fronteira de coisa nenhuma, entre quase nada e muito pouco. A vila é habitada pela tribo dos Ninguém. Os Ninguém adoram fazer nada, dizer mal de tudo e querem continuar assim para todo o sempre.

Comecei por lhes dizer que a data das eleições não me dava de todo jeito porque já tinha quiroprático marcado para esse dia. Insistiram. Invoquei, então, o meu baixo nível cultural e até alguma iliteracia. A falta de experiência em “gamar” a coisa pública. A ausência de vontade em aceitar subornos. A dificuldade no tráfico de influências. Cheguei mesmo a refugiar-me nas três multas de estacionamento e num excesso de velocidade que, embora já prescritas, podiam eticamente comprometer. Nada. Lembrei-me que em puto tinha fumado uns charros. Acharam que só dava experiência para lidar com a juventude. Onde eu via defeitos eles viam qualidades. Fizeram um abaixo-assinado. Consideraram que ser magro, quase careca e usar óculos eram requisitos bastantes para a minha candidatura. Acabei por aceitar à falta de argumentos decisivos.
Anuncio, pois, formalmente a minha candidatura a Nenhures. Vai ser uma campanha totalmente electrónica. Não tenho pachorra para comícios, muito menos para febras com batatas fritas e bacalhau com natas. Detesto inaugurações. Abomino procissões. Odeio charangas e bandas populares. O meu lema será “Eu Voto Em Mim”. As minhas propostas serão avassaladoramente irrelevantes. Desafio a que outros façam o mesmo e no fim vamos a votos e que ganhe o pior. Quero as vossas opiniões, as vossas críticas, os vossos anseios. Nada será tido em conta, mas pelo menos desabafam. Votem em mim que eu também não."

votar aqui

sexta-feira, 6 de setembro de 2013

Emoções

Horloge astronomique, XVIe siècle, détail du comput ecclésiastique.

Cathédrale Notre-Dame, Strasbourg,

"Acabei hoje a primeira versão do meu novo livro (...) é um olhar - o meu - sobre uma série de emoções que perpassam os nossos dias e sobre as quais talvez precisemos de pensar um pouco. Eu precisei. 
É o resultado de muitas tardes e muitas noites em que me ponho a dialogar comigo mesma e tento acertar o que faço com o que penso. Não é, ainda, senão um conjunto de meditações para ler em página e meia, talvez ao deitar. Ou, quando estamos sós connosco, a tentar acertar os ponteiros dos nossos relógios. (...)"
Helena Sacadura Cabral in Fio de Prumo

sexta-feira, 23 de agosto de 2013

Triste sina


Un pompier a trouvé la mort jeudi après-midi dans un important incendie à proximité de Viseu, dans le centre du Portugal, ont annoncé les secours sur place. La mort de cette jeune femme pompier de 22 ans, portée disparue dans un premier temps, a été confirmée aux médias portugais par le commandant José Bismarck, qui coordonne les secours sur place.

Neuf autres pompiers ont été blessés, dont un grièvement, pendant qu'ils combattaient le même incendie dans la chaîne de montagnes de Caramulo, près de Tondela, dans le district de Viseu (centre). Ces pompiers ont été surpris par les flammes qui «les ont rapidement encerclés», a expliqué José Bismarck à l'agence de presse portugaise Lusa, précisant qu'aucune habitation n'était menacée.
La jeune femme tuée faisait partie d'une équipe de pompiers de la banlieue de Lisbonne qui s'était déplacée à Tondela pour renforcer le dispositif déployé sur place en vue de combattre des incendies qui se sont aggravés ces derniers jours.

L'état d'alerte maximum décrété

L'incendie dans les environs de Viseu, qui a éclaté dans la nuit de mardi à mercredi, continuait de progresser jeudi en fin d'après-midi sur trois fronts, mobilisant près de 300 professionnels, aidés de six avions dont deux Canadair français, ont précisé les services de la protection civile. L'intervention des deux appareils français, prévue à l'origine pour dimanche, a été avancée à jeudi, a indiqué le ministère portugais de l'Intérieur qui a également sollicité l'aide de l'Espagne.

Au total, un millier de pompiers, appuyés par 230 véhicules, étaient mobilisés jeudi après-midi, sur l'ensemble du territoire, pour combattre treize foyers importants dans le nord et le centre du Portugal.

Les régions de Vila Real (nord) et de Viseu concentraient les incendies les plus importants, tandis qu'un autre incendie sévissait dans le parc naturel du Douro, à la frontière avec l'Espagne : il était combattu par des pompiers des deux pays.

Les autorités ont décrété jeudi l'état d'alerte maximum dans une vingtaine de districts face aux risques d'incendies, le Portugal connaissant actuellement une période de températures élevées. Dans certaines régions, de forts vents attisaient les flammes et compliquaient sérieusement la tache des pompiers.

CARTE. Le nord et le centre du Portugal en proie à de violents feux de forêt
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quinta-feira, 22 de agosto de 2013

Não há pior cego do que aquele que não quer ver

"Les membres du Conseil de sécurité veulent "faire la lumière" sur les accusations d'utilisation d'armes chimiques près de Damas et "saluent la détermination du secrétaire général (Ban Ki-moon) à mener une enquête approfondie, impartiale et prompte", a déclaré mercredi 21 août sa présidente, l'ambassadrice argentine Maria Cristina Perceval, au terme d'une réunion extraordinaire à huis clos.
(...)
Selon des diplomates, la Russie et la Chine, qui s'efforcent de protéger le régime de Bachar Al-Assad depuis le début de la crise syrienne, se sont opposées à l'adoption d'une déclaration en bonne et due forme. Comme sur la crise égyptienne la semaine dernière, le Conseil a donc dû se contenter"d'éléments pour la presse" dans le jargon onusien. Ils "représentent les points de consensus entre les 15 pays membres", a expliqué un diplomate. 
(...)
Seule la Russie, l'un des plus fidèles soutiens au régime syrien de Bachar Al-Assad, a estimé que les soupçons d'utilisation d'armes chimiques étaient une "provocation planifiée à l'avance"". Le Monde  

quarta-feira, 21 de agosto de 2013

Opportunisme


Sculpture de l'artiste Nandor Glid au mémorial du camp de concentration de Dachau en Allemagne. | AFP/GUENTER SCHIFFMANN


politiquement correct: Merkel à Dachau: "Au bon endroit au mauvais moment""



Une couronne sur la tombe de Jacques Vergès. | AFP/JACQUES DEMARTHON


politiquement incorrect: "Autour du cercueil de Jacques Vergès se retrouvent ceux qui ne se fréquentent pas"
...

sábado, 10 de agosto de 2013

"E tudo será luz"



"Daqui me vou despedindo, pouco a pouco, lutando com a minha angústia e vencendo-a, dizendo um maravilhado adeus à água fresca do mar e dos rios onde nadei, ao perfume das flores e das crianças, e à beleza das mulheres. Um cravo vermelho e a bandeira do meu Partido hão-de acompanhar-me e tudo será luz". Urbano Tavares Rodrigues


Recordo-me, tão bem, de o ver chegar, sorriso triste, a casa dos meus tios carregado de livros e chocolates e dizer, com os olhos humidos, à minha tia Ermelinda: "São para o meu querido amigo Fernando". Solidario e amigo, Urbano Tavares Rodrigues foi extremamente generoso sempre que o meu tio Fernando esteve preso em Caxias.  "E tudo será luz". Assim seja, amigo Urbano! 

sexta-feira, 9 de agosto de 2013

Un delicioso "french bashing"

Ah! les français...

"(....) La capitale manucurée du pays, ses routes impeccables, ses trains à grande vitesse, sa fabuleuse gastronomie, ses parfums séduisants et son savoir-vivre profondément ancré brossent un tableau empreint de richesse et de tradition. Mais, tout comme les statues dorées sur les ponts de Paris détournent l'attention des sans-abri qui dorment sous leurs arches, l'émouvante beauté de la France a tendance à masquer ce qui est un foyer de désespérance.
 
"Les Français vivent de leur malaise un peu comme les Britanniques vivent de leur famille royale. C'est un tour de passe-passe commercial, où l'affectation joue un rôle, un objet de fascination pour les étrangers plutôt qu'une condition inquiétante. Dites à un Français qu'il fait beau, et il vous rétorquera que ça ne va pas durer [...]. Cette humeur revêche est plus une forme robuste de réalisme qu'un signe de malaise. C'est l'amertume de la sagesse. C'est un clin d'œil aux opinions de Hobbes, qui disait que la vie d'un homme, dans l'ensemble, est 'solitaire, pauvre, cruelle, brutale et brève'. Rien ne surprend, rien ne choque (surtout dans le domaine du mariage et du sexe), et en fait rien ne déçoit vraiment. Loin d'être morose, l'attitude française manifeste une franchise tonifiante. Aucun autre peuple ne sait aussi clairement hausser les épaules. (...)"

Ca vaut le coup de lire tout dans « MOI NONPLUS – La déclaration d’amour du « New York Times » au « malaise » français », et aussi : Liberté, égalité, morosité

domingo, 4 de agosto de 2013

Fogo!

Tantos incêndios! como se a austeridade não chegasse para consumir o pouco que resta do pobre país onde nasci...

sexta-feira, 26 de julho de 2013

terça-feira, 23 de julho de 2013

sexta-feira, 19 de julho de 2013

Esta noite, amanhã e depois...

em São Caetano



no Largo do Caldas




no Rato



em Belém




em Portugal....

TGIF

TGIF!

La "Une", ce soir, à Lisbonne...

e agora?

La "Une du Tour"

"Rui Alberto Faria Da Costa a doublé la mise. Le Portugais de 26 ans a remporté vendredi la 19e étape du Tour de France courue entre Le Bourg-d'Oisans et Le Grand-Bornand (204,5 km), trois jours après avoir gagné la 16e étape Vaison-la-Romaine - Gap. Le coureur de la Movistar, bien au chaud dans un groupe de poursuivants tout au long du parcours, a fait la différence dans le Col de la Croix-Fry, dernière difficulté de la journée." (...)

Resumo resumido