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"En tourbillons et en rafales, comme une bise maudite, un bien mauvais vent souffle depuis peu sur la France.
A quelques jours d'écart, une partie du pays s'est mobilisée pour qu'un antisémite évident puisse continuer à dire qu'entre les nazis et les juifs on peut ne pas choisir, d'autres Français ont défilé afin qu'on dénie aux femmes le droit d'avorter et un conglomérat d'extrémistes a proclamé jour de colère un dimanche de crachin, en exigeant la démission du président.Trois avatars pour un même phénomène: la sédition. Officiellement, ces escouades de "bonnets noirs" en veulent au pouvoir de gauche, pour ses réformes sociétales et ses échecs économiques, ou encore au "système", appellation facile du panier où elles jettent les élites. En réalité, elles ont un seul ennemi, qu'elles veulent abattre: la République. Il est plusieurs erreurs à ne pas commettre face à de telles factions. La première est de les sous-estimer.Considérer que les "dieudonnistes" se cantonnent à Internet, estimer que les manifestants du dimanche se lasseront vite ou penser que l'extrémisme se volatilisera dès le retour de la croissance revient à prendre une montée de lave pour un feu de Bengale. Ce glissement extrémiste d'un pan de l'opinion doit nous alarmer, car il faudra des années de prospérité pour le remettre sur le droit chemin démocratique.Avoir mené la prophylaxie anti-Dieudonné a coûté à Manuel Valls plusieurs points dans les sondages: c'est dire s'il y a, dans le pays profond, des citoyens prompts à s'égarer, indifférents aux leçons de l'Histoire autant qu'à celles des clercs d'aujourd'hui.La deuxième erreur à éviter est l'amalgame: on peut s'opposer au mariage gay ou critiquer vertement le président sans être un apprenti fasciste. Il y a dans tous ces cortèges des familles inquiètes, des artisans exaspérés et des jeunes en déshérence, fantassins suivant de bonne foi un état-major disparate et nihiliste dont l'unique but est le chaos et la seule stratégie, la violence. Cependant, chaque jour qui passe rend plus difficile la pédagogie qui peut dessiller ces desperados. Combien de bons résultats économiques faudra-t-il à François Hollande pour que retombent les rancoeurs?La troisième erreur funeste est le cynisme. Celui de l'opposition, ravie de voir de tels sbires occuper le pavé pendant qu'elle attend l'alternance dans la zizanie et la cacophonie. Celui du pouvoir, persuadé que ces extrémistes étouffent la droite, préparent des triangulaires favorables à la gauche et préfigurent un confortable second tour HollandeLe Pen en 2017.
Qui grognait hier hurle aujourd'hui et mordra demain
Peut-être les partis dits "de gouvernement" se ressaisiront-ils, peut-être la politique sans courage et sans élan nous sortira-t-elle quand même de la crise, peut-être gauche et droite, tels l'aveugle et le paralytique, s'entraideront-elles avec efficacité. Alors les cortèges s'évanouiront, alors les factieux redeviendront des troglodytes de l'abstention et des ermites de la rage silencieuse, alors on se moquera des cassandres d'aujourd'hui...Pour l'heure, la parole se lâche et l'on entend dans les manifs, mais aussi dans la vie quotidienne, les mots les plus crus de l'ostracisme et de l'imprécation. Si le malaise national perdure, les actes suivront les slogans et les attentats physiques succéderont aux agressions verbales. Qui grognait hier hurle aujourd'hui et mordra demain.L'Histoire ne repasse jamais les plats, mais le 6 février 1934 fut aussi un "jour de colère", nourri d'un même rejet du régime, d'un dégoût similaire pour les "affaires", d'une révolte cousine contre l'impuissance publique face à la crise et d'une comparable tentation antisémite et xénophobe.Nous vivons une époque où l'excès de vigilance vaut mieux que l'abus de naïveté. L'hiver vient, les loups rôdent, et s'ils ne sont entrés dans Paris que par incursions, de leurs mufles déjà nous parvient le souffle glacé de la haine."
Chronique de Christophe Barbier, Directeur de la rédaction de L'Express
" A tagédia da praia do Meco é achar que o problema é a praxe. É fácil dizer que uma universidade de quinta categoria atrai pessoas de quinta categoria, os piores dos quais se dedicam a praxar os outros cruelmente, que a ralé, já se sabe, praxa mais forte do que as elites. É fácil dizer que a solução é prender o dux, proibir a praxe ou encerrar as universidades. Ver as coisas assim é culpabilizar os estudantes mortos e ainda mais aqueles pais, que celebraram a entrada dos filhos numa universidade, que foram criativos para encontrar milhares de euros sorvidos por propinas estéreis, que lutaram por ver os seus filhos trajados, ironicamente, de negro. Ver as coisas assim é cómodo, mas é nada ver.
A tragédia da praia do Meco não são os grupos de jovens organizados, mas precisamente a falta deles, tudo fruto da aridez ideológica e espiritual da sociedade portuguesa.
A praxe é uma coisa complexa, na maioria das vezes inócua, apesar de intelectual e esteticamente aberrante. Acredito que por detrás dos praxadores e dos conselhos de praxe, das tertúlias e das repúblicas está um desejo de pertença a algo imaterial e de participação na construção identitária de uma instituição, um qualquer desejo de justiça. E é precisamente a esse desejo das Carinas, dos Pedros, das Joanas, dos Tiagos, das Catarinas e das Andreias que a sociedade portuguesa e as universidades não têm dado alternativas de qualidade, socialmente validadas, empurrando-os para as ondas do Meco.Uma sociedade que ridiculariza a fé da miúda beata que acaba o curso e quer ser missionária em Moçambique ou os ideais do jotinha que integra as listas para as eleições na sua freguesia, um povo que desconfia da sanidade mental do casal de namorados que se manifesta contra o aborto em frente da Clínica dos Arcos, ou do casal que Setembro após Setembro ajuda na organização da festa do Avante é uma sociedade que inunda e afoga.
De repente, todos somos especialistas em rituais secretos, marés e amnésias selectivas. Amnésia selectiva é acharmos que a culpa é do dux e não nossa. Todos somos mar do Meco."
Os anos passam, os desgostos multiplicam-se mas a chama permanece intacta! Este é o grande segredo da minha querida amiga Helena Sacadura Cabral a quem desejo um feliz aniversário e um grande sucesso nesta viagem, que partilha conosco, em busca da felicidade."Vida e AlmaHá hoje uma grande necessidade de reencontrar valores e emoções que a maioria de nós julgará perdidos. Não estão. Apenas se encontram adormecidos. Talvez por isso, começou a nascer em mim a vontade de repensá-los. Foi assim que surgiu este breviário dos sentimentos, um por cada dia do mês.Acredito que a sensação que me invade quando penso que tenho família, amor, amizade, saúde, casa e trabalho é muito próxima da que, julgo, será a da felicidade. E, quando me é dada a fabulosa possibilidade de ver dois netos crescer, devo estar muito perto de poder considerar-me uma mulher feliz! Será que não deveríamos todos, neste momento difícil para muitos, tentar requalificar as nossas prioridades, de modo a sentirmo-nos um pouco menos infelizes e vazios?Espero que ao lerem este livro possam fazer a vossa própria viagem sentimental e persigam na busca incansável dos valores que quebram a espuma dos dias e são o esteio do nosso corpo e da nossa alma".
«Il disait qu'il n'était «ni un saint ni un prophète». Il déplorait qu'on le présente comme «une sorte de demi-dieu». Il insistait sur ses «erreurs», ses «insuffisances», ses «impatiences». Jusqu'au bout, tandis qu'on le fêtait à travers le monde, tandis que les Etats et les puissants lui tressaient des lauriers, lui dressaient des statues, lui décernaient des palmes et des récompenses, tandis qu'un peu partout on donnait son nom à des milliers d'écoles, d'universités, de rues, de places, de parcs et d'institutions diverses, jusqu'au bout il s'est voulu «un homme comme les autres, un pécheur qui essaie de s'améliorer».
"Ce n'était ni un messager de Dieu ni un ange descendu du ciel. Pas même un pacifiste. C'était un humain, issu de la noblesse d'Afrique, un fils de chef, né dans l'orbite des étoiles, élevé pour régner et commander. Mandela était un géant comme il en éclot moins d'un par siècle sur la planète. Il faudrait une bibliothèque entière pour restituer l'œuvre du personnage. Et des centaines d'ouvrages ont déjà été écrits à travers le monde sur le destin et la pensée de ce charismatique et énigmatique vieux sage". (...). Sa longue histoire, racontée dans Le Monde continue ici, ici et ici.