terça-feira, 19 de março de 2013

to take stock of the situation...


"En acceptant une taxe (...) sur les dépôts chypriotes, l'Europe a franchi une étape dont les conséquences seront dramatiques. Dans un système qui, en théorie, protège jusqu'à 100 000 euros de dépôts, on s'attaque ici de manière indiscriminée aux dépôts des particuliers quel que soit le montant. Les pensionnés et les ménages sont directement atteints.

La course sur les banques, depuis des mois, inquiète : les banques espagnoles ont vu plusieurs centaines de milliards d'euros quitter les frontières de la péninsule ibérique pour des cieux plus cléments, ou plus solides.

Risquer qu'en ce lundi matin, les déposants des pays en difficulté que sont le Portugal, l'Irlande, l'Italie ou l'Espagne, décident de transférer leurs avoirs pourrait aggraver la crise existante.

Les dépôts sont sacrésLe cœur de la confiance du public dans le secteur bancaire est la protection dont jouissent les déposants, jusqu'à un certain montant. Remettre en question cette protection est extrêmement dangereux.

De plus, rien ne prouve qu'une telle extorsion de fonds soit légale, et ne pourrait pas être remise en question devant la Cour de justice européenne.
Qui plus est, une telle action et la manière sauvage dont elle a été mise en place avant même d'être approuvée par le parlement chypriote, représentent une décision dont la moralité est hautement douteuse. Il ne s'agit pas d'expropriation mais d'extorsion de fonds, de confiscation d'actifs, sous forme de taxation.
Ce précédent pourrait avoir des conséquences dramatiques et rendre la solution de futures crises bancaires quasi impossible. Les chefs d'État et les ministres des finances, dans toutes les crises, ont affirmé haut et fort que les déposants n'avaient rien à craindre. Ils viennent, lors de leur réunion de Bruxelles, de renier leur parole. (...)

Comme ce sont les chefs* d'Etat et de gouvernement qui ont pris cette glorieuse décision la semaine passée, ils sont requis de répondre à la question : l'Europe respecte-t-elle les dépôts des particuliers ou les déposants européens doivent-ils les transférer massivement hors d'Europe?
L'Europe a franchi une étape dangereuse. La confiance est rompue. Même si Chypre devait revenir sur cette décision, les apprentis sorciers qui nous gouvernent ont rompu le pacte de confiance entre leurs citoyens et l'Union Européenne.
Le mal est fait, et le Roi est nu. Il est tenu de s'expliquer et d'assumer ses responsabilités."
"Chypre : l’Europe confisque une part des dépôts bancaires" par George Ugeux in "Démystifier la Finance", Le Monde.fr

« (...) Le vote du Bundestag
Le SPD avait prévenu qu'il fallait faire un exemple avec Chypre pour qu'il accepte de voter l'aide européenne au Bundestag. Or, sans le SPD, Angela Merkel ne dispose pas sur les questions européennes de sa propre majorité. L'aide à Chypre n'aurait donc eu aucune chance d'obtenir le feu vert nécessaire du Bundestag. Les Sociaux-démocrates avaient fait un principe de la participation à l'aide de l'argent russe à Chypre, supposé mafieux. Un PSI n'aurait guère fait mal au portefeuille des Russes. Il fallait donc frapper les dépôts. Et comme le gouvernement chypriote voulait limiter à 10 % la ponction pour ne pas réduire à néant la réputation du système financier chypriote (ce que même les 10 % pourraient bien faire), il a fallu élargir la base de la taxe et frapper les résidents et tous les déposants." (...)
"Chypre : Pourquoi l'Europe a-t-elle choisi de taxer les dépôts plutôt que de faire "payer" les banquesin 
La Tribune
* "The Eurogroup held a teleconference this evening to take stock of the situation in Cyprus.

I recall that the political agreement reached on 16 March on the cornerstones of the adjustment programme and the financing envelope for Cyprus reflects the consensus reached by the Cypriot government with the Eurogroup. The implementation of the reform measures included in the draft programme is the best guarantee for a more prosperous future for Cyprus and its citizens, through a viable financial sector, sound public finances and sustainable economic growth.

I reiterate that the stability levy on deposits is a one-off measure. This measure will - together with the international financial support - be used to restore the viability of the Cypriot banking system and hence, safeguard financial stability in Cyprus. In the absence of this measure, Cyprus would have faced scenarios that would have left deposit holders significantly worse off.

The Eurogroup continues to be of the view that small depositors should be treated differently from large depositors and reaffirms the importance of fully guaranteeing deposits below EUR 100.000. The Cypriot authorities will introduce more progressivity in the one-off levy compared to what was agreed on 16 March, provided that it continues yielding the targeted reduction of the financing envelope and, hence, does not impact the overall amount of financial assistance up to EUR 10bn.

The Eurogroup takes note of the authorities' decision to declare a temporary bank holiday in Cyprus on 19-20 March 2013 to safeguard the stability of the financial sector, and urges a swift decision by the Cypriot authorities and parliament to rapidly implement the agreed measures.

The euro area Member States stand ready to assist Cyprus in its reform efforts on the basis of the agreed adjustment programme”.
Statement by the Eurogroup President on Cyprus, 18/03/2013

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